Tétouan: 42 personnes poursuivies après les violents événements de Bab Sebta

Revue de presseÀ la suite des graves affrontements et des tentatives d’incursion massive survenus au poste de Bab Sebta, la justice engage des poursuites contre 42 individus. Par ailleurs, un juge d’instruction a ordonné le placement de 4 mineurs. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 04/08/2026 à 18h56

La justice s’est saisie du dossier relatif aux récents événements tragiques survenus au poste de Bab Sebta. Le tribunal de première instance de Tétouan a fixé les dates de plusieurs audiences pour juger 42 individus poursuivis en état de détention. Ces derniers sont impliqués dans des actes de violence, des émeutes, l’incendie de véhicules et la destruction de biens publics et privés, survenus à la suite de la tentative d’infiltration massive menée par plus de 40.000 personnes depuis la ville de Fnideq vers l’enclave occupée, indique Al Akhbar de ce mercredi 5 août.

Les prévenus font face à de lourdes charges retenues à leur encontre par le ministère public. Parmi les infractions visées figurent l’outrage et la violence envers des agents de la force publique dans l’exercice de leurs fonctions, violence ayant entraîné des blessures et des effusions de sang. La justice leur reproche également la rébellion armée commise en groupe, la résistance violente contre des représentants de l’autorité publique, ainsi que la détérioration volontaire d’équipements d’utilité publique et la destruction de biens meubles appartenant à autrui. Ces faits sont objets de plusieurs articles du Code pénal.

En parallèle, le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Tétouan a ordonné le transfert de 4 mineurs impliqués dans ces troubles vers le centre de protection de l’enfance de Témara. Pendant ce temps, les investigations menées sous la supervision du parquet se poursuivent activement afin d’élucider toutes les circonstances et les ramifications de ces actes de vandalisme et d’émeute. Avant leur présentation devant la justice, l’ensemble des mis en cause avait été placé en garde à vue et entendu dans des procès-verbaux officiels par la police judiciaire de la préfecture de police de Tétouan, en coordination avec le procureur du Roi. Dans le cadre de ces enquêtes, les services d’inspection ont procédé à l’analyse rigoureuse de nombreuses séquences vidéo diffusées sur les réseaux sociaux, afin d’identifier les incitateurs et les participants aux débordements qui ont accompagné cette vague d’émigration clandestine sans précédent, lit-on dans Al Akhbar.

Ces poursuites judiciaires font suite aux extrêmes tensions vécues il y a quelques jours à Fnideq, où des milliers de migrants clandestins se sont rués vers la mer pour rejoindre Sebta à la nage. La situation avait rapidement dégénéré en un chaos généralisé, marqué par de violents affrontements avec les forces de l’ordre, des jets de pierres, l’incendie d’un autobus public ainsi que de plusieurs voitures et motocyclettes, ce qui a causé de nombreux blessés parmi les forces de sécurité et les migrants, ainsi que des noyades.

Par La Rédaction
Le 04/08/2026 à 18h56