Busway de Fès: lancement des études géotechniques

Le busway viendra compléter l'offre du transport urbain à Fès.

La Société Fès Région Aménagements (SFRA) a lancé un appel d’offres pour les études géotechniques de la future ligne de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS), le système de transport rapide par bus, aussi appelé trambus ou busway, prévu pour désengorger la ville de Fès.

Le 26/05/2026 à 12h37

Prévue sur une durée de cinq mois, cette étude devra fournir à la SFRA, maître d’ouvrage délégué du projet, l’ensemble des données techniques nécessaires à la conception de la plateforme du BHNS, des ouvrages annexes ainsi qu’à l’identification des contraintes géotechniques du tracé.

La future ligne BHNS L1, longue d’environ 25 kilomètres, reliera l’Institut des arts traditionnels d’Aïn Nokbi, à Bab Ftouh, à l’aéroport Fès-Saïss. Le tracé empruntera notamment les avenues Allal El Fassi, Chefchaouni, Mohammed V jusqu’au croisement avec l’avenue des FAR, ainsi que l’avenue Saint-Louis, la route d’Aïn Chkef jusqu’à l’intersection avec la route provinciale 5006, avant de desservir Fès Shore, le complexe sportif de Fès et la route nationale n°8.

Le Schéma directeur des transports en commun en site propre (SDTCSP) de l’agglomération de Fès, élaboré en 2025, avait identifié cinq lignes de transport en commun en site propre à réaliser à l’horizon 2040.

Au regard des priorités définies par cette étude stratégique, la SFRA, en coordination avec les différents partenaires institutionnels concernés, notamment le ministère de l’Intérieur, la wilaya de la région Fès-Meknès et la Commune de Fès, prévoit de lancer en priorité la réalisation de cette première ligne structurante.

Dans cette perspective, la société avait déjà initié une étude d’avant-projet sommaire (APS) visant à identifier les solutions les plus adaptées pour remédier aux dysfonctionnements structurels de la mobilité urbaine recensés depuis 2016, notamment la congestion du réseau de bus, son organisation essentiellement radiale, l’absence de pôles d’échanges intermodaux, la faible desserte des zones périphériques et la saturation des principaux axes du centre-ville.

Le Plan de déplacements urbains (PDU), établi en 2018, avait d’ailleurs jeté les bases d’une approche intégrée de la mobilité, reposant principalement sur la mise en place d’un réseau de transport collectif en site propre à haute capacité, dont la ligne 1 du BHNS constitue l’un des projets phares.

Ce projet s’inscrit dans un programme plus large de modernisation de la mobilité urbaine et interurbaine à Fès. Dans ce cadre, la ville avait annoncé, en juin dernier, la création prochaine de la Société de développement local (SDL) «Fès Mobilité SA», dotée d’un capital initial de 5 millions de dirhams et d’un programme d’investissement estimé à 566 millions de dirhams pour la période 2025-2035.

Cette SDL sera pilotée principalement par la Commune de Fès, actionnaire majoritaire avec 89,99% du capital, aux côtés de la wilaya de la région Fès-Meknès et des communes de Mechouar Fès, Ouled Tayeb, Sidi Harzem et Aïn Baïda.

La future société aura pour mission d’accompagner les enjeux stratégiques de mobilité d’une agglomération de près de 1,25 million d’habitants, marquée par une croissance démographique soutenue de 11,3% par rapport à 2014, un rythme supérieur à la moyenne nationale. Selon les projections, la population de l’agglomération devrait atteindre près de 1,37 million d’habitants à l’horizon 2030.

Par Le360 (avec MAP)
Le 26/05/2026 à 12h37