À Bouznika, dans les allées du complexe Moulay Rachid de la jeunesse et de l’enfance, les enfants des familles de la DGSN passent d’une activité à l’autre, entre ateliers, jeux collectifs et moments de détente. Ici, les vacances ne se résument pas à changer d’air: elles sont aussi l’occasion de découvrir de nouvelles choses et de faire connaissance avec d’autres enfants venus des quatre coins du Royaume.
Cette année, 118 enfants et adolescents sont accueillis dans le centre de Bouznika, parmi les 3.906 bénéficiaires de la saison estivale organisée par la Fondation Mohammed VI des œuvres sociales du personnel de la Sûreté nationale. Âgés de 9 à 16 ans, ils sont issus de différentes villes du Maroc et profitent d’un séjour pensé autour du jeu, de la découverte et de la vie en collectivité.
«Le complexe Moulay Rachid de la jeunesse et de l’enfance est un espace aménagé pour accueillir les enfants dans de bonnes conditions. Il dispose de nombreux équipements qui répondent aux normes actuelles de l’hébergement et des colonies de vacances», explique Boubker El Bourouki, directeur de la colonie de vacances de la DGSN à Bouznika.
Mais ce qui frappe surtout, c’est la diversité des activités proposées. Dans un coin, certains s’essaient au théâtre. Plus loin, d’autres découvrent la musique, les arts plastiques ou encore l’expression corporelle. Un peu plus loin, l’atelier audiovisuel permet aux jeunes de s’initier à un univers qui leur est souvent familier à travers les écrans, mais qu’ils peuvent ici expérimenter de l’autre côté de la caméra.
«Le projet pédagogique comprend différentes activités éducatives et récréatives dont bénéficient les enfants durant les quatre phases de la saison. Nous essayons de répondre à leurs besoins pour qu’ils puissent profiter pleinement de leur séjour», précise Boubker El Bourouki.
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Au fil des ateliers, les enfants sont invités à essayer, à créer et surtout à prendre la parole. L’objectif n’est pas de leur imposer un programme scolaire supplémentaire, mais de leur permettre d’apprendre autrement, à travers le jeu et l’expérience.
Le sport occupe également une place importante dans les journées. Il y a les activités collectives, les jeux et les moments de défoulement, indispensables pour rythmer des journées bien remplies. Des activités culturelles et récréatives viennent compléter le programme, ainsi que des séances consacrées à l’apprentissage des règles de récitation et du tajwid du Coran.
Mais la vie au camp ne se limite pas à ce qui se passe entre ses murs. Les enfants partent également à la découverte d’autres lieux. Le musée de la Sûreté nationale, le nouveau siège de la Direction générale de la sûreté nationale, l’Institut royal de police ou encore l’Institut supérieur des sciences de la sécurité, à Ifrane, figurent parmi les étapes de ces sorties.
Pour beaucoup, c’est l’occasion de découvrir de près des lieux dont ils n’entendent habituellement parler qu’à travers leurs parents ou les médias. Les visites de services de police, d’institutions publiques et d’expositions artistiques permettent également d’élargir leur regard et de rendre les apprentissages plus concrets.
La sensibilisation trouve aussi sa place dans ces vacances. Des fonctionnaires de police intervenant dans les cellules de sensibilisation en milieu scolaire viennent échanger avec les enfants et les adolescents à travers des ateliers interactifs. Le ton se veut adapté à leur âge et les discussions abordent différents sujets liés à la vie en société, aux comportements responsables et à la citoyenneté. D’autres rencontres sont consacrées à des thèmes plus actuels, comme l’intelligence artificielle ou le développement personnel, avec la participation d’experts et d’intervenants spécialisés.
À Bouznika, entre deux ateliers, les enfants retrouvent leurs camarades, échangent leurs impressions et reprennent leurs activités. Le décor est celui d’une colonie de vacances, avec son lot de jeux, de rires et de nouvelles rencontres. Mais au fil des journées, quelque chose de plus durable se construit aussi: l’apprentissage de la vie en groupe, la confiance en soi et le goût de la découverte.
«Nous voulons que les enfants puissent passer un séjour agréable, tout en profitant de ces activités pour développer leurs capacités et découvrir ce dont ils sont capables», conclut Boubker El Bourouki.




