Présidée par Karim Achengli, également coordinateur régional du RNI et membre de son bureau politique, la session ordinaire du Conseil régional de Souss-Massa a enregistré l’absence des élus du PAM et de l’Istiqlal, ainsi que celle du groupe du Parti du progrès et du socialisme (PPS). Sur les 57 membres que compte le Conseil, seuls 18 étaient présents, rendant impossible l’ouverture des travaux et l’examen des points inscrits à l’ordre du jour. La séance a ainsi été reportée.
Cet épisode intervient deux jours seulement après une décision politique particulièrement significative à Chtouka Aït Baha. Samedi 3 octobre, le secrétariat provincial du PAM a annoncé la fin de l’alliance et de la coordination politiques avec le RNI dans l’ensemble des collectivités territoriales de la province. Dans son communiqué, le PAM invoquait des «considérations politiques et organisationnelles» ainsi que les évolutions récentes du paysage politique local.
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La séquence de Souss-Massa illustre ainsi une question qui dépasse désormais le seul cadre des relations entre deux partis. Celle du devenir des alliances conclues dans les collectivités territoriales à l’issue des précédentes élections, alors que les équilibres politiques nationaux viennent d’être profondément recomposés.
Le cas de Chtouka Aït Baha constitue, à ce stade, le premier acte formel de rupture entre les deux formations sur le terrain territorial. La séance avortée du Conseil régional de Souss-Massa apporte un nouvel élément à cette séquence, même si elle ne permet pas, à elle seule, de préjuger de l’évolution future de la majorité régionale.




