Soupçons d’irrégularités électorales à Tanger: la garde à vue du maire Mounir Laymouri prolongée

Mounir Laymouri, maire de Tanger.

Le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Tanger a décidé de prolonger la garde à vue du maire de la ville, Mounir Laymouri, dans le cadre de l’enquête sur l’affaire des documents électoraux de l’école Al Qods.

Le 30/09/2026 à 12h31

Nouveau rebondissement dans l’affaire de fraude électorale à Tanger. La garde à vue du maire de la ville, Mounir Laymouri, vient d’être prolongée par le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Tanger.

Mounir Laymouri avait été arrêté lundi matin dès son arrivée à l’aéroport international Tanger Ibn Battouta. Il avait alors été conduit au siège de la préfecture de police, où la police judiciaire a supervisé l’enquête sur l’affaire des documents électoraux survenue le jour du scrutin à l’école Al Qods, à Casabarata.

Le maire de Tanger a été soumis, au siège de la préfecture de police, à une audition prolongée devant les éléments de la police judiciaire, d’une durée d’environ dix heures. Il a choisi de garder le silence après que les enquêteurs lui ont soumis des enregistrements d’appels téléphoniques l’ayant mis en contact avec des personnes poursuivies dans le dossier avant le jour du scrutin. Il a refusé de faire toute déclaration jusqu’à sa comparution devant le procureur général.

Le dossier remonte au jour du scrutin, le 23 septembre. Un sac contenant des centaines de documents électoraux avait été découvert aux abords d’un centre de vote de l’école Al Qods, à Casabarata. Cette découverte avait poussé le parquet à ouvrir une enquête judiciaire, qui avait d’abord abouti à l’interpellation de cinq personnes, dont deux présidents de bureaux de vote et leurs deux adjoints, avant que ce nombre ne passe à sept détenus après l’arrestation du maire.

Par Said Kadry
Le 30/09/2026 à 12h31