Scolarisation des enfants en situation de handicap: le budget porté à 396 millions de dirhams

Abdeljabbar Rachidi, secrétaire d’État chargé de l’Insertion sociale. (Y.Mannan/Le360)

Le 29/06/2026 à 19h05

VidéoLe secrétaire d’État chargé de l’Insertion sociale, Abdeljabbar Rachidi, a indiqué, lundi à la Chambre des représentants, que le budget consacré au programme de scolarisation des enfants en situation de handicap est passé de 166 millions de dirhams en 2020 à 396 millions de dirhams en 2026. Le nombre d’enfants bénéficiaires a également augmenté, pour atteindre 27.883 élèves scolarisés.

Le secrétaire d’État chargé de l’Insertion sociale, Abdeljabbar Rachidi, a précisé, ce lundi, que le budget du programme de scolarisation des enfants en situation de handicap est passé de 166 millions de dirhams en 2020 à 396 millions de dirhams en 2026.

Intervenant lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, Abdeljabbar Rachidi a tenu à souligner que son département intervient en complément de la stratégie du ministère de l’Éducation nationale, auquel revient la mission principale d’assurer la scolarisation des enfants à travers ses différents programmes pédagogiques.

Bien que le secteur fasse encore face à plusieurs défis, le secrétaire d’État a fait savoir que le nombre d’enfants en situation de handicap bénéficiaires du programme a également augmenté de manière significative. Il atteint aujourd’hui 27.883 enfants scolarisés, soit une hausse de 11.000 bénéficiaires par rapport à l’année 2020.

Abdeljabbar Rachidi a ajouté que les bénéficiaires issus du monde rural représentent actuellement 30% du total, ce qui illustre, selon lui, les progrès réalisés dans ce domaine.

Ces enfants en situation de handicap bénéficient, selon le responsable gouvernemental, d’un ensemble de prestations, notamment le soutien psychologique, la rééducation médicale et psychologique, le transport scolaire, ainsi que l’orthophonie. L’objectif est de renforcer «l’inclusion de ces enfants, de les qualifier et de favoriser également leur autonomie».

Ces centres accomplissent, selon lui, un travail «remarquable» pour «alléger» la pression qui pèse sur les familles. En effet, a expliqué Abdeljabbar Rachidi, lorsque l’enfant en situation de handicap est pris en charge par ces structures, «nous libérons sa mère, nous libérons sa famille, qui peut ainsi se libérer afin de travailler ou accomplir diverses activités».

Il s’agit, selon le secrétaire d’État, d’une contribution considérable ayant «un impact économique très important» dans ce domaine, dans la mesure où l’accompagnement des enfants permet également aux familles de retrouver une partie de leur disponibilité sociale et professionnelle.

Malgré ces avancées, notent les observateurs, la situation du handicap au Maroc reste confrontée à des défis majeurs en matière de scolarisation, d’intégration et d’accès équitable aux services spécialisés. Si l’État et la société civile accordent une attention croissante à cette question, la prise en charge repose encore largement sur le tissu associatif, les centres spécialisés et des infrastructures de référence, comme le Centre national Mohammed VI des handicapés à Salé.

Entre hausse du budget, progression du nombre d’enfants scolarisés et élargissement des prestations d’accompagnement, le gouvernement met en avant une dynamique positive en faveur de l’inclusion scolaire. Reste toutefois à renforcer l’offre dans les territoires les plus vulnérables et à faire de la scolarisation des enfants en situation de handicap un droit pleinement effectif, et non un parcours encore trop dépendant des capacités des familles et des associations.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 29/06/2026 à 19h05