Au Parlement, la première réunion de la commission d’enquête parlementaire sur les aides publiques accordées au secteur de l’élevage et aux opérations d’importation de bétail, n’a pu se tenir ce lundi 29 juin au matin. Selon Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 30 juin, «cette réunion, consacrée à la mise en place de l’architecture de la commission d’enquête en question, n’a pas débuté ses travaux, à cause du quorum nécessaire, qui n’était pas atteint». Des sources ont indiqué au quotidien que la cause en est que «des chefs de groupes parlementaires, qui devaient prendre part aux travaux de ladite réunion, étaient engagés ailleurs, dans des rencontres partisanes organisées par leur parti, ou pour des raisons professionnelles ou personnelles».
Al Ahdath Al Maghribia précise qu’«un seul groupe parlementaire de l’opposition était présent à cette réunion, alors que les membres des autres groupes étaient presque tous absents, ce qui a poussé au report de cette assemblée jusqu’au lendemain, mardi, au Parlement». Ces difficultés organisationnelles, pour l’initiation des travaux de cette commission d’enquête, interviennent alors même que «cette affaire tient en haleine l’opinion publique entraînant des polémiques et des débats passionnés» parmi les élus, signale le quotidien, «eu égard à la nature du dossier et son lien avec le pouvoir d’achat, des marchés et de la conjoncture électorale», ont indiqué les sources du quotidien.
L’initiative de cette commission d’enquête parlementaire sur les aides publiques accordées au secteur de l’élevage et aux opérations d’importation de bétail, rappelle Al Ahdath Al Maghribia, «a été lancée par les partis de l’opposition avant d’obtenir le soutien de deux groupes parlementaires de la majorité dans le but de [révéler des faits liés à] différentes formes d’aides publiques accordées aux opérations d’importation de bétail et au secteur de l’élevage d’une façon générale». Le quotidien rappelle par ailleurs que la présidence de cette commission d’enquête parlementaire serait «convoitée par le Parti authenticité et modernité (PAM) qui la confierait au député Hicham Lemhajri, ce qui montre la volonté politique du PAM d’aller plus loin dans cette affaire, malgré des réserves formulées par son allié au gouvernement, le Rassemblement national des indépendants (RNI)».
L’ambition du PAM de présider cette commission d’enquête parlementaire se heurte aussi, indique Al Ahdath Al Maghribia, «à des pressions exercées par l’opposition, à l’origine de l’initiative». Selon les sources du quotidien, «c’est la raison pour laquelle cette affaire continuera d’alimenter les débats et les passes d’armes politiques et électorales, d’autant que le RNI avait déjà fait savoir que cette affaire, qui ne présente pas le caractère exceptionnel requis, aurait été déclenchée à des fins politiques».




