Salé est devenue un véritable champ de bataille électoral, théâtre d’une concurrence féroce entre partis politiques. Pour le quotidien Al Akhbar, daté des 1er et 2 août, c’est à un véritable mercato politique qu’on assiste actuellement. Chaque parti cherche à attirer sous sa bannière, voire à la tête de ses listes, les élus et acteurs disposant d’un poids électoral certain à Salé, dans l’espoir de conserver ou de faire basculer cette circonscription à son profit, en vue des législatives comme des élections locales de 2027.
Ce mercato cible en priorité les présidents de communes, les conseillers communaux et les notabilités locales, considérés comme autant de viviers de sièges parlementaires et communaux. Ce sont surtout les grands partis, en particulier ceux de la majorité sortante, qui se livrent cette bataille acharnée à l’approche des législatives du 23 septembre.
Sans les nommer, Al Akhbar évoque des transhumances «collectives» enregistrées ces derniers temps à Salé, dont la carte politique se redessine de fond en comble. Ce mouvement de bascule ne repose sur aucun programme électoral: il mise sur des candidats «réservoirs» de voix et de sièges, lesquels choisissent en retour le parti le plus offrant en avantages personnels, au point de s’interroger sur les véritables bases de ces tractations.
Certains observateurs alertent déjà sur les dégâts que ces transhumances peuvent causer chez les électeurs, dont une part croissante se détourne des partis politiques, lassée par des pratiques devenues banales mais délétères pour la vie politique.




