Le PAM et l’Istiqlal sont en vive compétition pour diriger le prochain gouvernement issu des élections législatives du 23 septembre 2026. Tous les moyens semblent permis pour atteindre cet objectif, au risque de donner l’image d’un gouvernement de coalition parti en lambeaux en raison de la campagne électorale prématurée lancée par toutes ses composantes.
Le quotidien Al Akhbar rapporte, dans son édition du 14 juillet, que, même s’ils siègent toujours autour de la table de la majorité gouvernementale, le PAM et le Parti de l’Istiqlal n’en demeurent pas moins de farouches concurrents. Il suffit d’entendre les messages que s’échangent les dirigeants et les personnalités des deux camps pour mesurer l’ampleur de la guerre des tranchées qu’ils se livrent à coups de déclarations virulentes. Concrètement, les directions des deux partis ciblent les poids lourds de chaque camp afin de les attirer avec toute leur base électorale.
L’actualité ne fait d’ailleurs que confirmer ces manœuvres, puisque chaque jour apporte son lot de transhumances, individuelles ou collectives, d’un camp à l’autre. Non seulement ces deux partis ont largement puisé dans les rangs de leur allié, le Rassemblement national des indépendants (RNI), mais chacun recrute également des transhumants au sein de l’autre, avec une moisson plutôt favorable au PAM.
Selon Al Akhbar, de nombreux pourparlers sont actuellement en cours avec les notables et les «réservoirs» de voix de chaque parti afin de les convaincre de rejoindre le camp adverse. Ces négociations, menées dans les principales circonscriptions électorales ainsi qu’au sein des conseils régionaux, ont créé une vive tension entre les directions du PAM et du Parti de l’Istiqlal.
C’est dans ce contexte que Mohamed Mehdi Bensaid, membre de la direction collégiale du PAM, a vivement critiqué le Parti de l’Istiqlal, en réponse aux attaques de ce dernier contre les départements ministériels dirigés par le PAM. S’exprimant lors d’un meeting organisé par son parti à Berrechid, Bensaid a accusé l’Istiqlal de s’en prendre aux ministres du PAM pour tenter de faire croire qu’il est le meilleur, ce qui est faux, selon lui, puisque le PAM a tenu ses promesses grâce à l’action de ses ministres au sein du gouvernement. Il a cité, à titre d’exemple, le travail accompli par Fatima Zahra El Mansouri à la tête du département de l’Habitat, notamment les efforts déployés en matière de relogement des anciens habitants des bidonvilles dans les grandes villes du Royaume.




