Urbanisme: l’heure du bilan et des comptes a sonné

Fatima Ezzahra El Mansouri, ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville.

Revue de presseLa mise en application de la nouvelle loi relative aux agences régionales de l’urbanisme et de l’habitat s’accompagnera incessamment d’importantes décisions concernant la reddition des comptes et la nomination de nouveaux responsables. Explications dans cette revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 13/07/2026 à 20h51

Dans le cadre de la mise en application de la nouvelle loi transformant les Agences urbaines (AU) en agences régionales de l’urbanisme et de l’habitat, la ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, Fatima Ezzahra El Mansouri, s’apprête à prendre des décisions relatives à l’assainissement du secteur ainsi qu’aux nouvelles nominations qui s’ensuivront.

D’après les sources du quotidien Assabah, qui se penche sur ce sujet dans son édition du mardi 14 juillet, «la ministre de tutelle pourrait transférer aux autorités judiciaires compétentes les dossiers de responsables faisant l’objet de soupçons dans certaines agences urbaines».En tant que juriste et avocate de profession, expliquent les mêmes sources, «la ministre orientera vers la justice tous les dossiers relatifs à des irrégularités administratives et à des soupçons de corruption».

Parallèlement à ces décisions liées à la reddition des comptes, poursuit Assabah, «la ministre procédera à la nomination de nouveaux directeurs dans le cadre de la nouvelle configuration des agences régionales de l’urbanisme et de l’habitat». Ainsi, selon les mêmes sources, l’actuel directeur de l’agence urbaine de Marrakech pourrait être affecté à la région de Rabat-Salé-Kénitra.

En attendant ce vaste mouvement au sein des directions des agences régionales de l’urbanisme et de l’habitat, les mêmes sources soulignent la problématique des interférences de compétences et des pressions exercées par certains lobbys, soutenus par des conseils élus, pour orienter les schémas directeurs d’aménagement urbain et les plans d’aménagement, notamment dans certaines grandes villes.

Ces pratiques auraient provoqué des retards dans la mise en œuvre des plans d’aménagement, font remarquer les mêmes sources.

Aujourd’hui, rappelle le quotidien, «la couverture nationale par les documents d’urbanisme a dépassé le seuil des 80%», grâce à l’assouplissement des procédures et à la digitalisation, qui ont contribué à accélérer l’instruction des dossiers.

Depuis sa nomination à la tête de ce département, ajoute encore le quotidien, «la ministre s’est engagée dans un vaste chantier de modernisation de la planification territoriale, fondé sur le référentiel des densités et des formes urbaines d’aménagement durable, articulé autour de la résilience climatique, de la gouvernance et de l’habitat».

Par La Rédaction
Le 13/07/2026 à 20h51