À quelques semaines des élections législatives prévues le 23 septembre prochain, la coalition gouvernementale, composée du Rassemblement national des indépendants (RNI), du Parti authenticité et modernité (PAM) et du Parti de l’Istiqlal (PI), est secouée par une crise politique. Cette crise, qui est notamment alimentée par des tensions liées à l’initiative lancée par l’opposition pour former une commission d’enquête parlementaire sur les aides publiques accordées au secteur de l’élevage et aux opérations d’importation de bétail, n’a été projetée au devant de la scène politique et parlementaire qu’après les déclarations du PAM et du PI annonçant leur intention de s’associer à cette initiative et de s’engager pour garantir sa réussite dans le circuit législatif. En plus du PAM et du PI, l’initiative a été également soutenue par le groupe parlementaire de l’Union constitutionnelle (UC) qui était auparavant aux côtés de la majorité gouvernementale, relaie le quotidien Al Akhbar de ce jeudi 25 juin.
Les groupes parlementaires des trois formations politiques ont exprimé, après concertation, dans une correspondance commune, leur volonté d’agir dans le sens de mettre en place une commission d’enquête parlementaire, dans l’objectif, indique le quotidien, de révéler «des faits liés aux différentes formes d’aides publiques accordées aux opérations d’importation de bétail et au secteur de l’élevage d’une façon générale». L’initiative de partis politiques de la majorité, comme le PAM, le PI et l’UC, ayant soutenu la formation de la commission d’enquête parlementaire, n’a pas été appréciée par le groupe parlementaire du RNI, indiquent les mêmes sources.
À ce propos, le RNI a diffusé un communiqué rappelant que la charte de la majorité souligne la nécessité d’une gestion solidaire et harmonieuse de l’Exécutif. S’agissant de la problématique de la commission d’enquête parlementaire, le groupe du RNI a rappelé que les auteurs de cette initiative avaient déjà formulé la même démarche qui a été vouée à l’échec en raison du quorum qui n’avait pas été atteint. De plus, le communiqué du RNI, qui fait remarquer que «l’affaire ne présente pas le caractère exceptionnel requis dans ce cadre», estime que «les délais ne seraient pas suffisants pour garantir la réussite de l’initiative, étant donné que la session du printemps sera clôturée dans quelques semaines».




