À l’approche des échéances législatives prévues pour le 23 septembre prochain, le ministère de l’Intérieur marocain s’apprête à franchir une étape cruciale en convoquant l’ensemble des formations politiques à une réunion décisive à son siège. Cette rencontre au sommet, programmée pour ce mardi, marque l’ultime phase d’une série de consultations intenses menées entre l’administration territoriale et les acteurs politiques. L’objectif affiché est de mettre la dernière main aux préparatifs logistiques et organisationnels indispensables au bon déroulement de ce scrutin capital, indique Assabah de ce lundi 13 juillet.
L’importance de ce rendez-vous réside avant tout dans sa dimension hautement inclusive, réunissant sous un même toit toutes les sensibilités de l’échiquier politique national. Qu’ils soient représentés au Parlement actuel ou non, qu’ils appartiennent à la coalition gouvernementale ou aux rangs de l’opposition, tous les partis participent à cette démarche. Cette approche participative globale vise à instaurer un climat de confiance réciproque pour la gestion des grands rendez-vous politiques du Royaume.
Dans ce contexte, le ministère de l’Intérieur réaffirme son engagement indéfectible à maintenir une stricte neutralité positive vis-à-vis de l’ensemble des forces en présence. L’administration s’attache à observer une distance égale avec tous les concurrents, tout en assurant un suivi minutieux et rigoureux du processus électoral. Les services centraux et territoriaux se mobilisent pour garantir le succès de cette échéance démocratique majeure. À cet effet, des directives fermes et régulières ont été transmises aux différents agents de l’autorité à travers le pays, notamment les walis, gouverneurs, pachas et caïds. Il leur est formellement enjoint de respecter une neutralité absolue, de veiller à l’intégrité des opérations de vote et de préserver un climat électoral sain, où seules les urnes dicteront le verdict final, comme cela s’est produit lors des précédents scrutins, qui n’ont fait l’objet d’aucune contestation politique majeure quant à leur transparence, lit-on dans Assabah.
En contrepartie de cet engagement institutionnel, les autorités appellent certaines forces politiques à dépasser la rhétorique de la dénonciation et les communiqués de protestation systématiques. Le ministère insiste sur le fait que les quelques comportements individuels ou pratiques isolées pouvant être imputés à certains agents de l’autorité restent marginaux et sans impact réel sur la transparence ou la crédibilité globale du processus électoral. Les consultations prévues pour les semaines à venir viennent ainsi compléter les conclusions de deux réunions antérieures, distinctes, que le ministère avait tenues avec les chefs de partis, dans le but d’établir une plateforme consensuelle solide garantissant un scrutin fluide et sécurisé.
Parallèlement à ces préparatifs logistiques, la scène politique s’anime à l’aube d’une compétition qui s’annonce particulièrement serrée. Les observateurs anticipent une bataille électorale intense menée notamment par les trois piliers de la coalition gouvernementale sortante, à savoir le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti de l’Istiqlal (PI) et le Parti authenticité et modernité (PAM). Chacune de ces formations aspire à dominer le futur paysage politique et à décrocher la direction du prochain exécutif. Les analyses et prévisions politiques laissent déjà présager la possibilité d’une alternance interne au niveau de la présidence du gouvernement, avec une forte probabilité d’élargir la base de la future alliance. Le prochain gouvernement pourrait ainsi passer de trois à quatre ou cinq partis politiques, une extension stratégique jugée nécessaire pour garantir la constitution d’une majorité élargie et solide, capable de relever efficacement les défis de l’avenir.




