Une circulaire d’orientation relative aux prochaines législatives, signée de Ahmed Toufiq, ministre des Habous et des affaires islamiques, a été adressée «à tout le personnel des services centraux, régionaux et provinciaux relevant de ce département, en relation avec les prochaines élections», indique Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 13 juillet, qualifiant cette circulaire «d’instructions fermes visant à ‘séparer la religion et les législatives’. Le ministre y impose aux imams, prédicateurs et muezzins d’observer une neutralité absolue vis-à-vis des joutes politiques qui se préparent en prévision de la campagne électorales pour les élections du 23 septembre 2026», ajoute le quotidien, précisant que «la diffusion de ce document intervient en application des dispositions égales consignées dans l’article 7 du dahir n° 1.14.104 du 20 mai 2014, organisant les missions et statut des préposés religieux». Selon Al Ahdath Al Maghribia, «ce texte interdit formellement aux imams, prédicateurs, muezzins et autres acteurs du champ religieux de s’ingérer dans les affaires politiques ou syndicales. Ce personnel, non seulement ne doit pas exercer la moindre activité politique, mais aussi s’abstenir de prendre publiquement une position à caractère politique ou syndical durant toute la durée de leur mission au sein des mosquées et leurs annexes».
Pour le quotidien, «cette circulaire d’Ahmed Toufiq sonne comme une piqûre de rappel visant à mettre en garde les préposés des mosquées contre toute forme de publicité, campagne ou toute sorte d’activité pouvant être interprétées comme un soutien en faveur d’un candidat, un parti politique ou un syndicat». Al Ahdath Al Maghribia relaie le fait que Ahmed Toufiq y explique que les «maisons de Dieu sont lieu de neutralité car elles servent à accomplir les rites religieux et assurer l’unité spirituelle des musulmans».
Le quotidien précise qu’«au cas où certains préposés religieux sont tentés par l’entrée dans la compétition politique en tant que candidats, ils doivent en faire une demande officielle deux mois avant les élections, ce qui sera considéré comme une demande de démission de leur fonction religieuse». Al Ahdath Al Maghribia rappelle que «les lois électorales au Maroc interdisent formellement l’utilisation des lieux de culte à des fins de campagnes électorales, tout comme elles interdisent l’utilisation des symboles religieux sur les imprimés et dans les slogans de propagande électorale», et ajoute que «pour les législatives de cette année, le Roi Mohammed VI a donné ses Hautes Instructions afin que ces élections se déroulent dans le strict respect de la loi, tout en s’éloignant totalement de l’instrumentalisation de la religion et des constantes sacrées du Royaume».




