La session d’octobre revêt une importance particulière puisqu’elle sera consacrée, notamment, à l’examen du projet de budget de la commune de Rabat, qui définit les priorités de la gestion financière et la répartition des ressources pour la prochaine étape. Mais le débat financier ne saurait être dissocié des transformations politiques qu’a connues le Conseil après le retour de la maire Fatiha El Moudni dans les rangs du PAM. «Elle avait été élue à ce poste en mars 2024 par une coalition rassemblant le RNI, le PAM et l’Istiqlal», rapporte Al Akhbar dans son édition du mardi 29 septembre.
Ce changement s’est répercuté sur les équilibres au sein du bureau du Conseil et suscite des interrogations sur l’avenir de la majorité à la commune de Rabat. Des voix, notamment parmi les conseillers du RNI, évoquent un possible retrait de leur soutien à la maire après l’annonce de son adhésion au PAM.
Certes, le passage de la présidente du Conseil communal d’un parti à un autre n’entraîne pas automatiquement, sur le plan juridique, la rupture de l’alliance ni un changement à la tête de la commune. Il crée néanmoins une nouvelle donne politique, susceptible de se répercuter sur les positions des conseillers et sur la manière dont se dérouleront les prochaines sessions.
Al Akhbar avait précédemment relevé que le changement d’appartenance partisane de Fatiha El Moudni avait ouvert un débat sur l’avenir des équilibres établis sur la base de la précédente carte électorale. Dans ce contexte, la session d’octobre apparaît comme un test de la capacité des composantes du Conseil à dépasser leurs divergences politiques et à se consacrer de nouveau aux dossiers qui intéressent les habitants de la capitale.
Le projet de budget ne se résume pas à une série de chiffres et de dispositions financières: il détermine aussi la capacité de la commune à financer ses services, ses programmes et ses projets. Il permet également de hiérarchiser les priorités dans une ville où les attentes des habitants grandissent, qu’il s’agisse de propreté, d’éclairage, de voirie, d’espaces publics ou d’autres services communaux.
«La session d’octobre n’est donc pas un simple rendez-vous administratif inscrit à l’agenda de la commune», écrit Al Akhbar. Elle constitue le premier grand test des nouveaux équilibres au sein du Conseil communal, notamment après les changements d’appartenance partisane qui ont rouvert le débat sur la configuration de la majorité et les limites du consensus entre ses composantes.



