Propriétés forestières spoliées dans le Nord: le ministère de l’Intérieur enclenche les restitutions

La forêt de R'Milat, à Tanger.

La forêt de R'Milat, près de Tanger. . DR

Revue de presseDans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, tous les auteurs de dépassements, d’occupations illégales ou de squats du domaine forestier seraient rappelés à l’ordre. Les procédures d’exécution de jugements judiciaires rendus dans ce sens ont été lancées, rapporte le quotidien Al Akhbar, dont est tirée cette revue de presse.

Le 04/05/2026 à 18h51

Les services compétents du ministère de l’Intérieur intensifient, ces derniers jours, la récupération du domaine forestier, principalement via des procédures judiciaires contre des occupations illégales dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Dans cette région, relaie le quotidien Al Akhbar de ce mardi 5 mai, «des promoteurs immobiliers et autres spéculateurs fonciers auraient manœuvré via des documents douteux et manipulé la teneur de certains actes rédigés par des Adouls pour squatter des superficies importantes du domaine forestier».

Selon des sources du quotidien, «la préfecture de M’diq-Fnideq dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima a entamé les procédures relatives à l’exécution d’une sentence rendue par la justice pour récupérer une grande superficie du domaine forestier qu’avait squattée, dans des conditions obscures, un célèbre entrepreneur dans la région». Al Akhbar ajoute que d’autres procédures seraient envisagées avec la même rigueur pour récupérer les terrains squattés illégalement et préserver par ailleurs le domaine forestier.

Les sources interrogées par le quotidien ajoutent que «des hommes d’affaires, de célèbres personnalités, des élus et d’autres personnes, suspectées ou condamnées, auraient manœuvré dans la rédaction des actes de délimitation de superficie pour mettre la main sur des terrains appartenant au domaine forestier». Ce fichier du squat du domaine forestier n’aurait pas encore livré tous ses secrets et promet de nouveaux rebondissements, surtout après l’opération de démolition des bâtisses construites illégalement sur des terrains de l’Etat dans la région.

Cette problématique, affirme le quotidien, a été soulevée par des acteurs de la société civile, qui avaient déjà mis en garde contre «le phénomène du morcellement anarchique et la cession des terrains sur la base de documents illégaux», en plus d’une «atteinte à la couverture forestière à cause des opérations illégales d’abattage sauvage d’arbres».

Par La Rédaction
Le 04/05/2026 à 18h51