L’insécurité augmente dans certaines zones proches de Fnideq et de Belyounech, où se rassemblent de plus en plus de candidats à l’immigration clandestine, issus de diverses nationalités, qui n’hésitent pas à commettre des délits aggravés. Ces comportements sont à l’origine d’une recrudescence des tensions parmi les habitants des régions de Beni Mzala (préfecture de M’diq-Fnideq), où les plaintes à propos de vols répétés dans leur cheptel, leur volaille et leurs production agricole, présumément commis par des migrants, se multiplient.
Les habitants se sont plaints de faits plus graves encore: des migrants se sont introduits de force dans certaines habitations, et ont même privé un douar de d’eau courante en sabotant les canalisations, mettant les robinets de plusieurs écoles et mosquées à sec, plusieurs journées durant, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce mercredi 22 avril.
Excédés, des habitants de Beni Mzala, qui qualifient ces agissements d’«inacceptables», ont aussi fait état de harcèlements envers des femmes de la région. Devant la hausse de l’insécurité, des militants d’ONG ont demandé une intervention urgente des autorités pour rétablir l’ordre dans la région.
Les forces de l’ordre –principalement des gendarmes– ont par la suite déployé une vaste opération de ratissage, et ciblé différents endroits où des migrants irréguliers ont installé des campements de fortune. Plusieurs individus ont été interpellés au cours de ces interventions.
Parallèlement à cette opération dans la zone de Beni Mzala, les services spécialisés dans la lutte contre l’immigration illégale poursuivent actuellement. Pour le troisième jour consécutif, une série de ratissages se poursuit dans les forêts et les reliefs accidentés de la région. Selon des sources autorisées, ces opérations consistent en une série d’assauts de repaires où vivent migrants originaires de pays d’Afrique subsaharienne, réfugiés dans des zones montagneuses difficiles d’accès –dont le mont Moussa, le mont Al Fahis ainsi que la forêt de Beni Mzala. Ils y attendent un moment propice pour tenter de franchir la clôture délimitant la frontière d’avec le préside de Sebta.
Ces derniers jours, les forces de l’ordre ont aussi démantelé plusieurs camps «utilisés comme centres d’hébergement clandestins», signale Al Ahdath Al Maghribia, ce qui a permis d’interpeller près de 800 migrants illégaux. Au cours de ces opérations, de nombreux individus ont opposé une violente résistance aux forces de l’ordre: jets de pierres, refus systématique de se rendre… Arrêtés, les mis en cause ont été conduits dans les locaux de la Gendarmerie, où ils sont actuellement «soumis aux procédures légales nécessaires, sous le contrôle du parquet», indique le quotidien.




