Intervenant lors de la réunion annuelle de coordination des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), tenue en marge de la 81ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Nasser Bourita a déclaré qu’«à la lumière des évolutions préoccupantes et dangereuses», le Maroc, sous la conduite du Roi, et partant de sa conviction que la paix est un choix stratégique, continuera à œuvrer jusqu’à parvenir à une solution à même de préserver les droits historiques et légitimes du peuple palestinien, conduisant à l’établissement d’un État palestinien indépendant dans les frontières de 1967, avec Al Qods-Est comme capitale.
Le ministre, qui conduit la délégation marocaine à la 81ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, a estimé qu’il s’agit là du moyen idoine pour faire obstacle aux discours de haine et à l’extrémisme, et favoriser l’émergence d’un Moyen-Orient où les peuples de la région jouissent de la paix, de la sécurité, et de la stabilité.
Il a ainsi fait remarquer que la cause palestinienne, «question principale et centrale de la Oumma islamique», traverse une étape historique charnière, marquée par les attaques israéliennes systématiques et continues «contre nos frères palestiniens dans la bande de Gaza, l’expansion des colonies en Cisjordanie et la recrudescence des violences commises par les colons, ainsi que par les politiques de judaïsation menées dans la ville d’Al Qods».
Lire aussi : Reconstruction de Gaza: ce que le Maroc apporte, selon le Conseil de paix
Face à cette situation, Nasser Bourita a souligné que le Royaume, sous l’impulsion du Souverain, continue d’œuvrer dans une approche conciliant action politique sobre et efforts diplomatiques - dans l’objectif de préserver les droits légitimes des Palestiniens - et action concrète sur le terrain.
Cette action, a-t-il poursuivi, est mise en œuvre à travers des projets sur le terrain, dont la mise en œuvre est supervisée par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Al-Sharif, bras exécutif du Comité de soutien aux Maqdessis et d’appui à leur résistance face aux «politiques systématiques de judaïsation» visant à changer le statut juridique, historique et démographique de la Ville Sainte.
À cet égard, Nasser Bourita a souligné que le Maroc, convaincu de l’importance de l’action collective multilatérale, «s’est véritablement engagé dans des initiatives internationales visant à promouvoir la paix et la stabilité dans la région».
Et de conclure que l’adhésion du Maroc au Conseil de Paix reflète une volonté claire de contribuer de manière positive et constructive à la désescalade, à la protection des civils et à la création des conditions appropriées pour la reprise d’un processus politique sérieux et crédible.



