L’essor de Fatima Ezzahra El Mansouri et l’avènement d’une nouvelle ère pour le leadership féminin

Fatima-Zahra El Mansouri. (A.Et-Tahiry/Le360).

Revue de pressePortée par une volonté royale constante en faveur des femmes et un parcours politique forgé sur le terrain, Fatima Ezzahra El Mansouri incarne la percée historique des femmes aux plus hautes fonctions de l’État. Au-delà des symboles, cette dynamique traduit une transformation sociétale profonde qui redéfinit la gouvernance publique et consolide la maturité démocratique du Royaume. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 30/09/2026 à 19h48

La nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri à la tête du gouvernement marocain représente un tournant historique et démocratique majeur pour le pays. Cette avancée majeure s’inscrit dans le droit fil de la vision éclairée du Roi Mohammed VI, qui œuvre inlassablement pour l’autonomisation des femmes et leur accès aux postes de responsabilité, écrit le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du jeudi 1er octobre, sous la plume de Hanane Rihab.

Dès le début de son règne, le Souverain a tenu à s’entourer de conseillères de premier plan, à l’instar de la défunte Zoulikha Nasri, brisant ainsi les tabous traditionnels et confiant aux femmes des missions stratégiques au cœur de l’appareil étatique. Cette dynamique royale ne relève pas de la simple cosmétique politique, mais d’une conviction profonde ancrée dans les valeurs nationales, rappelant que les femmes sont les partenaires des hommes dans la construction de la société et le développement du pays.

L’ascension de Fatima Ezzahra Mansouri illustre parfaitement cette maturité politique, forgée par l’épreuve du terrain et la gestion réussie des affaires locales. Élue à la tête de la ville de Marrakech sur deux mandats consécutifs, elle a su démontrer des compétences managériales remarquables, gagnant la confiance des citoyens et s’imposant comme une dirigeante aguerrie. Son parcours rompt avec l’idée reçue selon laquelle les femmes en politique seraient de simple faire-valoir ou de purs symboles, lit-on dans Al Ahdath Al Maghribia. Au contraire, son leadership révèle une capacité innée à naviguer à travers les crises, à écouter les doléances de la population et à transformer les défis administratifs en opportunités de développement durable.

La trajectoire de Mansouri et d’autres figures féminines éminentes démontre que le véritable leadership s’acquiert par le travail de terrain, la légitimité électorale et la reddition des comptes. Sa percée électorale à Marrakech, au cœur d’un bastion réputé difficile, prouve que les électeurs récompensent d’abord l’efficacité, la proximité et la probité, bien au-delà des considérations de genre. En s’imposant dans des arènes traditionnellement dominées par les hommes, ces femmes politiques redéfinissent les contours du pouvoir exécutif et local, prouvant qu’elles disposent des compétences requises pour mener à bien les réformes les plus complexes.

Au-delà des parcours individuels, c’est toute la société marocaine qui amorce une mue culturelle profonde à travers la féminisation des hautes instances de l’État. Des institutions névralgiques telles que la Cour des comptes, dirigée par Zineb El Adaoui, témoignent de cette révolution silencieuse mais irréversible. De même, la présence de femmes diplomates, de walis et de gouverneurs à travers le Royaume illustre une volonté politique ferme d’institutionnaliser la méritocratie. Cette dynamique confère au Maroc une place pionnière dans la région MENA en matière de promotion des droits civiques et politiques des femmes.

Cette inclusion accrue des femmes dans la sphère décisionnelle trouve son fondement philosophique et spirituel dans la vision royale qui conjugue modernité et fidélité aux constantes de la Nation. Les orientations royales exigent une écoute attentive des aspirations citoyennes et une participation active de toutes les forces vives de la nation à l’élaboration des politiques publiques. En faisant des femmes des actrices incontournables de la gouvernance, le Maroc renforce la cohésion sociale et consolide ses choix démocratiques. Les partis politiques, longtemps réticents ou frileux, sont aujourd’hui contraints d’intégrer cette nouvelle donne sous peine de se voir marginalisés par une opinion publique de plus en plus exigeante, conclut Al Ahdath Al Maghribia.

Par La Rédaction
Le 30/09/2026 à 19h48