Sur la base des derniers prix relevés à Casablanca, le litre de gasoil devrait ainsi passer d’environ 15,30-15,33 DH à 16,10-16,13 DH, tandis que l’essence atteindrait environ 15,58-15,59 DH le litre, contre 15,19-15,20 DH actuellement. Les tarifs peuvent toutefois varier légèrement selon les enseignes, les stations et les régions.
Cette nouvelle révision prolonge une série de hausses particulièrement rapprochées depuis la mi-juillet. Le gasoil avait alors augmenté de 69 centimes, avant une hausse d’un dirham début août, puis de 65 centimes à la mi-août, de 6 centimes au 1er septembre et de 34 centimes supplémentaires le 16 septembre. Avec la hausse attendue ce mercredi soir, le cumul atteindrait ainsi environ 3,54 DH par litre depuis la mi-juillet.
Pour l’essence, après une hausse de 39 centimes à la mi-juillet, d’un dirham début août, une baisse de 30 centimes à la mi-août et une nouvelle hausse de 27 centimes le 16 septembre, la progression cumulée atteindrait environ 1,75 DH par litre.
Le gasoil creuse encore l’écart avec l’essence
Cette nouvelle hausse confirme également une situation devenue habituelle sur le marché marocain: le gasoil reste plus cher que l’essence, alors que l’écart tend même à se creuser. Avec les nouveaux tarifs attendus ce soir, le litre de gasoil devrait s’afficher autour de 16,10 DH, contre environ 15,58 DH pour l’essence, soit un écart de l’ordre de 52 centimes par litre en faveur de l’essence.
La nouvelle hausse frappe davantage le gasoil, avec une augmentation de 80 centimes, contre 39 centimes pour l’essence, renforçant ainsi l’écart entre les deux produits.
Au-delà de l’ampleur de la nouvelle augmentation, c’est aussi son calendrier qui interpelle. Comme lors des précédentes révisions, les différents opérateurs s’apprêtent à ajuster leurs tarifs à une échéance très rapprochée, avec une mise en application annoncée autour de minuit.
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Le360 avait déjà relevé à plusieurs reprises le caractère quasi simultané des ajustements opérés par les distributeurs, avec des écarts de prix très faibles entre les enseignes. Cette pratique avait également été examinée par le Conseil de la concurrence, qui a récemment appelé les opérateurs à faire évoluer ce mode de fonctionnement.
Dans une note publiée en avril 2026, le Conseil avait relevé que l’alignement des opérateurs sur des dates identiques de révision, accompagné de variations d’ampleur comparable, pouvait limiter la souplesse des ajustements tarifaires et conduire à des évolutions relativement uniformes entre les acteurs. Il avait ainsi engagé des échanges avec les opérateurs afin d’explorer la possibilité de faire évoluer cette pratique, notamment pour que les décisions de fixation des prix tiennent davantage compte des spécificités propres à chaque distributeur, comme les conditions d’approvisionnement, les stocks et la politique commerciale.
Reste que, plusieurs mois après les observations du Conseil de la concurrence, les pratiques relevées sur le marché semblent, à ce stade, peu évoluer. Autrement dit, les recommandations du Conseil de la concurrence semblent encore peiner à se traduire dans les pratiques des distributeurs, qui continuent d’ajuster leurs prix selon des modalités largement similaires.




