Nabil Benabdellah, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), a défendu, mardi, les ambitions électorales de sa formation. Leur traduction en mesures nécessiterait 575 milliards de dirhams de dépenses supplémentaires sur cinq ans, pour 622 milliards de recettes additionnelles attendues.
Présentant devant la presse, au siège du parti à Rabat, le résultat de neuf mois de préparation, il a tenu à en souligner le travail collectif. «Le programme électoral du PPS est le fruit de neuf mois de travail mené par les cadres et les équipes du parti», a-t-il déclaré.
«Nous n’avons pas été excessifs en prévoyant 575 milliards de dirhams pour mettre en œuvre une série de réformes sociales et économiques, notamment en faveur de la jeunesse, de l’éducation nationale, de la santé publique et des droits des femmes», a-t-il défendu.
Lire aussi : Nabil Benabdellah torpille une nouvelle fois le bilan d’Aziz Akhannouch, qu’il qualifie d’échec
Le secrétaire général du PPS s’exprimait en présence de plusieurs cadres et experts de la formation ayant participé à l’élaboration de ce programme, présenté comme ambitieux et audacieux. «Ce programme électoral chiffré est meilleur, dans son contenu, que celui présenté lors des précédentes élections, en 2021. Il est conforme à notre identité et, sur ce point, nous sommes en paix avec nous-mêmes», a-t-il poursuivi.
Nabil Benabdellah s’est également attardé sur le volet politique et démocratique du programme. «Nous sommes le seul parti à avoir soulevé cette dimension politique, celle du renforcement effectif de la démocratie, de la proximité avec les citoyens, de la parité et de la libération des détenus politiques», a-t-il affirmé, avant de regretter les divisions de la gauche.
«Nous avons essayé d’unir la gauche, mais l’USFP nous a fait faux bond en se retirant à la dernière minute de ce processus», a déploré Nabil Benabdellah. Selon lui, la gauche ne peut «réellement s’imposer que si elle s’unit».
Revenant aux ambitions électorales de sa formation, le secrétaire général du PPS a indiqué viser une cinquantaine de sièges à l’issue du scrutin législatif. «C’est notre vœu», a-t-il déclaré.
Il a, par ailleurs, écarté l’hypothèse d’une participation du PPS à une coalition gouvernementale en cas de reconduction du RNI à la tête de l’Exécutif. «Le gouvernement sortant a échoué sous Aziz Akhannouch, dont le bilan est catastrophique en matière de pouvoir d’achat, de conflits d’intérêts, de démocratie et de communication avec la société», a-t-il estimé.
Nabil Benabdellah n’exclut toutefois pas de futures alliances, à condition qu’elles reposent sur un «programme socio-économique s’inspirant du nôtre», notamment en matière de relance de l’investissement privé et d’amélioration du climat des affaires.
«Maintenant, il faut que les citoyens aillent voter massivement et utilement afin de porter notre vision», a-t-il conclu.




