L’effervescence autour des prochaines élections législatives gagne la circonscription de Kénitra, où l’activité des partis et des acteurs politiques s’est accélérée. Dans cette circonscription, les calculs politiques des élus en exercice croisent les ambitions de présidents de communes et l’émergence de nouveaux candidats est constatée. Tous se retrouvent dans les starting-blocks pour remporter quatre sièges au Parlement, d’ores et déjà âprement disputés. Alors même que la configuration définitive des candidats ne sera sue qu’au lendemain de l’annonce officielle des investitures de ceux-ci et des listes électorales, certaines figures politiques locales s’imposent déjà par leur présence remarquée dans les débats de la ville, relaie Al Akhbar de ce jeudi 27 août.
Au Parti authenticité et modernité (PAM), c’est Miloud Chlikh, président de la commune de Benmansour, qui capte toute l’attention des électeurs. Dans un mouvement où le parti cherche à consolider son organisation et étendre son influence sur plusieurs communes, Miloud Chlikh valorise sa gestion des affaires locales et son solide réseau rural. Il n’est toutefois pas seul sur le devant de la scène: d’autres noms liés à cette dynamique, comme Houssine Talmoust, Outhmane Ouafi et Kamal Raadi, sont également mis en avant par la formation.
Le quotidien relaie aussi qu’au Parti de la justice et du développement (PJD), Idrissi Ibrahimi, député sortant de Kénitra, s’affirme avec vigueur. Fort de son expérience à la Chambre des représentants et d’une présence assidue sur le terrain, notamment dans les zones rurales, il aborde cette étape en s’appuyant sur un ancrage solide et une connaissance fine des réalités locales. Quant à Lhoussine Rahouiya, figure de l’Union constitutionnelle (UC), il entre dans la compétition arguant de son double mandat de parlementaire et de président de la commune d’Amer. Une double mission qui lui confère des expertises à la fois législatives et exécutives, des atouts non négligeables dans ce scrutin où la proximité avec les électeurs reste un facteur décisif.
Alors même que ces trois noms s’imposent comme des poids lourds de la compétition, le quatrième siège semble plus indécis et ouvre la voie à l’éclosion de nouvelles figures montantes, dont celle de Mohamed Azri, candidat du Parti de l’Istiqlal (PI), figure politique très connue dans la région et s’appuyant sur le capital organisationnel et l’héritage historique de son parti, renforcé par un réseau de militants et de sympathisants aguerris. De son côté, Taha Bihou, représentant de l’Union socialioste des forces populaires (USFP), tente de s’imposer dans cette équation. Selon Al Akhbar, ses récentes sorties sur le terrain et sa participation active à de multiples événements sociaux et locaux lui confèrent une visibilité croissante.
Devant cette recomposition des forces, le député du RNI, Hatim Bourkia, se trouve dans une posture plus délicate que lors des précédents scrutins. Certains équilibres locaux et provinciaux, qui avaient autrefois constitué son principal soutien, sont aujourd’hui fragilisés. Al Akhbar assure que la situation du Rassemblement national des indépendants (RNI) se complique d’autant dans ce climat de divisions internes, dans la coalition gouvernementale encore aux commandes, qu’elles affectent la commune de Mehdia voisine, que ce parti dirige, sans négliger des complications judiciaires impliquant un élu de ce parti: Abderrahim Bourass, président du conseil communal, dont l’implication dans une affaire actuellement à l’examen par un juge pourrait bien peser sur la dynamique électorale de cette province de la région de Rabat-Salé-Kénitra.




