Dans le cadre des préparatifs des élections législatives de septembre 2026, le Parti de l’Istiqlal a organisé, ce lundi, un colloque dédié à la lutte contre la corruption, la prévarication et les conflits d’intérêts. La formation propose, à cet égard, un arsenal juridique plus efficient.
Le parti de la Balance a tenu ce débat dans un grand hôtel de Salé, en présence notamment de son secrétaire général, Nizar Baraka, du président du Conseil national, Abdeljabbar Rachidi, ainsi que d’une forte assistance composée de membres du Comité exécutif, de députés et de militants de la grande région de Rabat.
Ce colloque s’inscrit dans le cadre d’un cycle de débats organisés par le parti nationaliste en vue des élections législatives du mercredi 23 septembre 2026.
Dans son mot d’ouverture, le numéro un istiqlalien a cité les cinq principaux axes sur lesquels sera fondé le prochain programme électoral du parti. «D’abord, nous voulons rendre la confiance aux gens, c’est une priorité», a-t-il martelé.
Nizar Baraka a notamment évoqué la préservation du noyau familial, la protection du pouvoir d’achat à travers la lutte contre les monopoles, le renforcement du secteur public et de son attractivité, ainsi que la consolidation de la souveraineté nationale dans plusieurs domaines de l’économie.
«L’économie se construit à travers son capital humain et via une gestion solide et saine», a estimé le chef du plus vieux parti marocain, en appelant à une véritable reddition des comptes.
Pour lutter contre la corruption, a-t-il ajouté, il faut que «la loi soit au-dessus de tous». Selon lui, malgré l’existence de lois, d’organes de contrôle et de poursuites judiciaires, la problématique de la corruption reste présente au Maroc, si l’on en croit les résultats d’un sondage selon lequel 72% des citoyens interrogés estiment que ce phénomène demeure préoccupant.
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Nizar Baraka a également estimé qu’il faut «simplifier et réduire l’arsenal des lois afin de mieux sévir». «Il faut éliminer l’inflation des lois en la matière», a-t-il lancé sous les applaudissements nourris de l’assistance.
Le colloque a été animé par un panel composé de spécialistes, notamment des académiciens et des responsables politiques, venus débattre des mécanismes institutionnels, juridiques et économiques permettant de renforcer l’intégrité de la vie publique.
Abondant dans le même sens, Abdeljabbar Rachidi a souligné que la lutte contre la corruption a toujours été au centre des débats de l’Istiqlal. «Elle figure dans notre littérature politique, nous l’avons confirmé lors du 18e Congrès, et les positions ainsi que les déclarations du Conseil national prouvent l’intérêt du parti pour la lutte contre la corruption», a-t-il affirmé.
«Aujourd’hui, nous poursuivons cette dynamique de plaidoyer pour affirmer que la lutte contre la corruption est une nécessité, pas seulement morale, mais une nécessité morale, juridique, politique et économique, afin de stimuler le climat des affaires et d’encourager une véritable dynamique économique», a ajouté le responsable istiqlalien.
À travers cette initiative, l’Istiqlal entend faire de la lutte contre la corruption l’un des axes structurants de son offre politique pour les prochaines législatives. Le parti veut également lier cette question à la confiance des citoyens, à l’efficacité de l’administration, à l’investissement et à la compétitivité économique.




