«Contrairement à ce qu’a affirmé un conseiller parlementaire sur cette affaire, je peux souligner qu’il n’y a pas eu de confusion, car Monsieur le Conseiller, c’est de l’audace! De l’audace, dès lors qu’un soupçon est apparu concernant une dame dont nous n’étions pas au courant» au gouvernement.
Et d’ajouter que celle-ci «a été réhabilitée judiciairement en 2019, et lorsqu’il nous est apparu, documents et informations à l’appui, qu’il existait des soupçons rendant difficile pour cette dame de gérer les deniers publics et l’avenir des Marocains, j’ai alors pris la décision et sollicité Sa Majesté, que Dieu L’assiste, et Sa Majesté a réagi favorablement dans les plus brefs délais».
Madiha Khayr avait été nommée le 16 octobre 2026 au poste de ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification au sein du gouvernement de Fatima Ezzahra El Mansouri, et le roi Mohammed VI a mis fin à ses fonctions seulement deux jours plus tard, à la suite d’une demande officielle de la cheffe du gouvernement, en raison de ses antécédents judiciaires.
La cheffe du gouvernement a ensuite martelé que cette décision relevait «du courage, non de la confusion! Et soyez certain que ce gouvernement n’acceptera aucun soupçon». Cependant, a-t-elle mis en garde, cet Exécutif «n’acceptera pas non plus le parasitage, les bavardages et les rumeurs sans fondement et venir dire qu’un ministre opère dans l’industrie, fabrique des voitures, et qu’il y a conflit d’intérêts... Quel est le rapport entre les deux?».
Selon elle, «au contraire, je suis fière d’un ministre qui vient investir dans son pays! Cela aurait été honteux s’il avait bénéficié ne serait-ce que d’un seul dirham alors qu’il est ministre ; or, il en a bénéficié en 2017, à un moment où il n’était pas ministre, il était un jeune investisseur qui s’est tourné vers le financement bancaire, a pris des risques et a monté un projet. Alors oui, les soupçons, nous ne les acceptons de la même manière, nous n’accepterons pas les attaques».
La cheffe du gouvernement a présenté ce mercredi devant la Chambre des conseillers les grandes lignes de son programme gouvernemental axé sur l’État social, la croissance économique et la souveraineté nationale. Le texte -qui doit faire l’objet jeudi d’un vote d’investiture à la Chambre des représentants- vise une croissance annuelle moyenne de 5% et un déficit budgétaire limité à 3% du PIB d’ici 2031.




