Le consulat du Maroc à Orly vandalisé par des individus se revendiquant du Polisario

Consulat du Maroc à Orly.

Le consulat général du Maroc à Orly a été vandalisé dans la nuit du 15 au 16 octobre 2026. Trois des cinq auteurs présumés ont été arrêtés. Dans un communiqué, la représentation consulaire dénonce la gravité des faits.

Le 17/10/2026 à 13h15

Le consulat général du Maroc à Orly a été la cible d’actes de vandalisme dans la nuit du 15 au 16 octobre. Dans un communiqué, la représentation consulaire «condamne avec la plus grande fermeté» ces faits.

«De nombreux murs ont été dégradés avec des contenus orientés, attribués à des individus se revendiquant du Polisario. Cette véritable attaque menée par cinq individus constitue une atteinte grave à une représentation du Royaume du Maroc en France et est contraire aux dispositions régissant les relations diplomatiques et consulaires au niveau international», fait-on savoir.

Ces faits «dangereux» suscitent «une vive colère et une profonde indignation» au sein de la communauté marocaine établie en France, selon le communiqué. De nombreux membres de cette communauté ont fait part au consulat de leur rejet de ces provocations et de leur attachement constant à leur pays.

Le Consulat général relève, à cet égard, «avec préoccupation la multiplication récente de prises de position et les initiatives de certains élus du Val de Marne, tendant à engager leur collectivité dans une démarche politisée sur la question du Sahara marocain, en contradiction avec la position officielle de la République française et le cadre juridique et règlementaire en vigueur».

Ce regain d’activisme intervient, selon le consulat, «après l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU consacrant le plan d’autonomie marocain comme la base du règlement du différend sur le Sahara marocain. Pour ce qui est du cadre juridique en vigueur, il stipule en vertu des principes constitutionnels gouvernant les relations internationales de la France, ainsi que des dispositions du Code général des collectivités territoriales, que celles-ci sont tenues de respecter strictement les engagements internationaux de la France, les compétences de l’État et des autres collectivités, ainsi que les exigences qui s’attachent à l’exercice de leurs missions».

«Surenchère politique»

Le Consulat ajoute qu’il «considère que la responsabilité des élus impose, sur des sujets aussi sensibles, mesure, retenue et respect des réalités humaines, loin de toute surenchère politique susceptible de nourrir l’hostilité et la division parmi la population».

La liberté du débat public ne saurait davantage justifier des propos visant à banaliser des actes criminels ou à créer un climat propice à des provocations dirigées contre les représentations de pays amis de la France, poursuit le communiqué.

Le Consulat général tient enfin à saluer la diligence et la réactivité exemplaires des autorités françaises, «notamment des services de police compétents, qui se sont immédiatement mobilisés à la suite des faits et dont l’action a mené à l’arrestation de trois des cinq auteurs de ces actes de vandalisme».

Il leur exprime sa pleine confiance pour les dispositions prises dans la conduite de l’enquête destinée à identifier l’ensemble des auteurs, à établir les circonstances exactes de ces agissements et à engager les poursuites nécessaires. Il note également avec satisfaction l’élan de solidarité manifesté par les autres élus de la circonscription consulaire ainsi que de nombreux habitants du département du Val de Marne.

Le consulat annonce qu’il «demeure pleinement mobilisé au service de la communauté marocaine de sa circonscription et l’invite à continuer à faire preuve de responsabilité et à ne pas céder aux tentatives de provocation, fussent-elles stimulées par des élus au comportement irresponsable et peu soucieux des conséquences, tout comme il appelle les membres de la communauté marocaine à ne pas se départir des valeurs de respect, de responsabilité et d’amitié qui fondent la relation entre le Royaume du Maroc et la République française».

Par La Rédaction
Le 17/10/2026 à 13h15