Grève des avocats: le barreau de Rabat active un fonds de soutien financier

Palais de justice de Rabat. (Y.Mannan/Le360)

Après sept semaines de grève illimitée des avocats, le barreau de Rabat a rendu opérationnel un fonds de soutien destiné aux robes noires confrontées à une baisse de leurs honoraires. À partir de juillet, une aide mensuelle individuelle de 11.000 dirhams sera versée aux avocats concernés.

Le 30/07/2026 à 12h32

La grève illimitée observée par les avocats depuis sept semaines a conduit à l’activation d’un fonds de soutien financier mis en place pour venir en aide aux robes noires en cas de nécessité, notamment en cas de problèmes de santé ou de difficultés professionnelles.

À Rabat, le barreau local, qui compte environ 2.000 avocats, vient de rendre ce fonds opérationnel en accordant, à partir de juillet, une aide mensuelle individuelle de 11.000 dirhams. Cette contribution financière vise à compenser, en partie, le manque à gagner lié à la baisse des honoraires des avocats, consécutive à la grève illimitée qu’ils observent depuis juin dernier.

C’est grâce à ce fonds, créé en décembre dernier, que le barreau de Rabat a commencé à verser cette aide à chacun de ses membres, a expliqué le bâtonnier de Rabat, Maître Aziz Rouibah.

Il a ajouté que ce fonds, intitulé caisse de «prise en charge», a été alimenté grâce aux cotisations des avocats, qui versent chacun 10% de la valeur totale de leurs honoraires.

Ce mécanisme, a-t-il souligné, a été créé pour soutenir les avocats confrontés à des besoins particuliers, notamment liés à la santé ou à des difficultés professionnelles. Son activation intervient dans un contexte marqué par la poursuite du mouvement de grève et par ses répercussions financières sur une partie de la profession.

Avec l’activation de ce fonds, le barreau de Rabat tente d’amortir les effets économiques de la grève sur ses membres. Cette mesure traduit aussi la volonté de la profession de maintenir sa mobilisation tout en organisant une forme de solidarité interne face aux difficultés financières provoquées par le mouvement.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 30/07/2026 à 12h32