Sahara marocain: le réalisme politique s’impose à l’ONU

مقر الأمم المتحدة بنيويورك

Le siège de l'ONU à New York.

Revue de presseCes derniers mois, le dossier du Sahara marocain est entré dans une phase décisive, notamment avec l’officialisation, à l’ONU, de la reconnaissance internationale du plan marocain d’autonomie comme seule base d’une solution politique au différend factice du Sahara. Le réalisme politique international s’est concrétisé à travers l’adoption, le 31 octobre 2025, de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui se range ouvertement derrière la position du Maroc et reconnaît sa souveraineté sur son Sahara. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath.

Le 29/07/2026 à 19h54

Le dossier du Sahara marocain est désormais porté par une nouvelle dynamique dans les couloirs et les coulisses du Palais de verre, à Manhattan, à New York. Les tractations diplomatiques de ces dernières années, dominées par le réalisme et le pragmatisme politiques, ont finalement permis de dégager un large consensus autour du soutien sans équivoque apporté au plan d’autonomie au Sahara sous souveraineté marocaine. Le plan marocain constitue désormais la seule base d’une solution politique à ce différend.

Dans son édition du jeudi 30 juillet, le quotidien Al Ahdath Al Maghribia a réalisé une rétrospective sur cette question, en rappelant tout d’abord la récente réunion, tenue en juin dernier, du Comité des 24 de l’ONU chargé de la décolonisation. Lors des travaux de ce Comité, les voix rétrogrades qui soutenaient jusqu’ici l’inapplicable solution de l’indépendance ou du séparatisme étaient à peine audibles face à la majorité des membres du C24, qui ont ouvertement soutenu la solution politique proposée par le Maroc comme base unique de tout règlement.

Mieux encore, cette majorité, qui s’est dégagée au sein du dernier bastion de l’Algérie à l’ONU, a exigé le respect des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, rappelant que celui-ci, dans sa résolution 2797 du 31 octobre 2025, a fait sienne la proposition marocaine d’autonomie au Sahara sous souveraineté du Royaume. C’est dire qu’au sein du C24, les principes hérités de la guerre froide ont cédé la place à une approche réaliste, fondée sur des solutions consensuelles, à l’image de la mission menée actuellement par l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura. C’est cette approche réaliste qui a permis au Maroc de bénéficier aujourd’hui du soutien de 130 États membres de l’ONU.

Ce vaste soutien s’est matérialisé par l’ouverture, par plusieurs pays ayant ouvertement reconnu la marocanité du Sahara, de plus de 30 consulats généraux dans les deux plus grandes villes des provinces du Sud du Royaume.

Al Ahdath rappelle qu’il a fallu attendre plus de deux décennies pour passer de la logique des désaccords et des polémiques stériles sur le dossier du Sahara à une logique de soutien à la position marocaine. Cette évolution s’explique avant tout par la présentation, par Rabat, en 2007, du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine. Ce plan, progressivement accueilli par la communauté internationale comme une solution politique réaliste et crédible, s’est également révélé visionnaire, puisqu’il est aujourd’hui consacré par le Conseil de sécurité, dans sa résolution 2797, comme base d’une solution politique au différend du Sahara. Pour parvenir à cette solution durable souhaitée par la communauté internationale, des négociations directes et sérieuses sont préconisées et doivent être engagées entre les parties prenantes, avec, à leur tête, l’Algérie.

Par La Rédaction
Le 29/07/2026 à 19h54