Les tractations politiques s’intensifient pour façonner la future architecture gouvernementale sous la houlette de la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, après des concertations initiales qui ont mis en lumière les divergences de vision et les calculs électoraux complexes des différents partis. La première étape des consultations menée par le Parti authenticité et modernité a été marquée par des échanges intenses avec les partis représentés au Parlement, à l’exception du Parti de la justice et du développement dont le dirigeant, Abdelilah Benkirane, a décliné l’invitation, signifiant d’emblée son choix de s’orienter vers l’opposition, indique le quotidien Al Ahdath Al Maghribia de ce vendredi 2 octobre.
L’absence de la figure dirigeante du PJD lors de cette phase de dialogue témoigne de la volonté de ce parti de se positionner hors du prochain champ exécutif, qualifiant cette démarche initiale de simple formalité protocolaire tout en réaffirmant son ancrage dans l’opposition parlementaire. Cette décision clarifie le paysage pour les forces majoritaires potentielles, qui peuvent ainsi concentrer leurs efforts de négociation sur les alliés jugés stratégiques pour garantir la stabilité de la prochaine coalition.
Les réunions ont par ailleurs permis d’évaluer les résultats des récentes élections législatives, mettant en évidence le maintien d’une assise solide malgré les fluctuations des sièges enregistrées par certaines formations. Dans ce contexte, la question des alliances demeure au centre des préoccupations, le PAM cherchant à concilier les exigences de cohésion gouvernementale et la nécessité d’élargir sa base parlementaire.
Du côté de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), la prudence reste de mise face aux propositions formulées par la direction du PAM, le parti socialiste analysant minutieusement les garanties programmatiques avant de se prononcer sur sa participation éventuelle à l’exécutif. Cette posture attentiste reflète la complexité des négociations en cours, où chaque formation cherche à peser sur la répartition des portefeuilles ministériels et sur les orientations prioritaires du futur programme gouvernemental, lit-on dans Al Ahdath Al Maghribia.
La question de la discipline programmatique et de la convergence idéologique s’impose comme un préalable incontournable pour la constitution d’une majorité homogène capable de répondre aux défis socio-économiques du pays. Les observateurs soulignent que la réussite de ces pourparlers dépendra largement de la capacité des leaders politiques à surmonter les rivalités partisanes au profit d’un pacte de gouvernement cohérent et pérenne.
Parallèlement, les tractations s’orientent vers la recherche d’un équilibre délicat entre les ambitions des grands partis et la préservation de la cohésion au sein de l’alliance future, évitant ainsi les écueils d’une instabilité chronique qui pourrait nuire à l’action publique. Les prochaines réunions des instances dirigeantes des différents partis s’annoncent donc décisives pour entériner les choix d’alliances et fixer définitivement les contours de la future équipe gouvernementale.
Ce processus de formation de l’exécutif illustre la vitalité du paysage politique national, où chaque acteur cherche à maximiser son influence institutionnelle tout en mesurant la responsabilité qui pèse sur lui pour satisfaire les attentes des citoyens en matière de développement et de réformes, conclut Al Ahdath Al Maghribia.




