Élections législatives à Rabat: les grands partis abattent leurs cartes

Le secrétaire général du PPS, Nabil Benabdellah, s'exprime à la veille des élections législatives prévues en septembre, à Rabat, le 11 juillet 2026.

Revue de presseÀ quelques mois de l’échéance électorale de 2026, la bataille fait déjà rage dans la capitale. Retour d’anciens ministres, d’anciens vieux routiers du gouvernement, jeux d’investitures disputés dans les circonscriptions de Rabat-Océan et Rabat-Chellah... La majorité et l’opposition déploient leurs plus grands cadres pour assurer leur emprise ou signer leur reconquête. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 02/08/2026 à 18h54

La compétition électorale s’annonce particulièrement soutenue dans les circonscriptions de Rabat-Océan et Rabat-Chellah. À quelques mois des élections législatives de 2026, les différentes formations politiques, qu’elles appartiennent à la majorité ou à l’opposition, abattent leurs cartes en investissant des personnalités de premier plan. Ministres en exercice, anciens membres du gouvernement et parlementaires chevronnés sont propulsés en première ligne, illustrant l’importance stratégique et la portée symbolique que revêt la capitale dans les calculs des partis, indique Al Akhbar de ce lundi 3 août.

Dans la circonscription de Rabat-Océan, le Parti de l’Authenticité et de la Modernité a choisi de faire confiance à Mohamed Mehdi Bensaïd, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et membre de sa direction collégiale. Le parti mise à la fois sur son ancrage politique dans le secteur de Yacoub El Mansour et sur son bilan au sein de l’exécutif pour conserver son assise. De son côté, le Parti de la Justice et du Développement cherche à amorcer une reconquête électorale après le repli marqué lors du scrutin de 2021, où l’ancien chef du gouvernement Saâdeddine El Othmani avait manqué son élection. Pour mener cette liste, le parti a investi Mustapha El Khalfi, ancien ministre et ex-porte-parole du gouvernement, écrit Al Akhbar.

La compétition s’intensifie avec l’engagement d’autres figures majeures. L’Union Socialiste des Forces Populaires accorde sa décision à l’ancien ministre Abdelkrim Benatiq, tandis que le Parti de l’Istiqlal renouvelle sa confiance au député sortant Abdelilah Drissi El Bouzidi. Le Rassemblement National des Indépendants a quant à lui retenu Taha El Joumani pour conduire sa liste au terme d’arbitrages internes, bien que le nom du député sortant Saâd Benmbarek ait longuement circulé parmi les favoris.

Parallèlement, le Parti du Progrès et de l’Socialisme parie sur Rachid El Sassi, un ancien cadre du Rassemblement National des Indépendants, afin de réinstaller le parti dans une circonscription où son secrétaire général, Nabil Benabdallah, avait perdu son siège en 2021. D’autres partis affinent encore leurs choix: le Mouvement Populaire n’a pas arrêté sa décision finale bien que la candidature du député Nabil Dokhali reste envisagée, la Fédération de la Gauche Démocratique n’a pas désigné de remplaçant après le retrait de Farouk El Mahdaoui, et l’Union Constitutionnelle poursuit ses consultations sans avoir rendu publique la tête de sa liste, lit-on dans Al Akhbar.

La situation dans la circonscription de Rabat-Chellah s’avère tout aussi disputée. Les éléments d’observation indiquent que les partis préparent le terrain pour aligner des candidats de poids, promettant une joute parmi les plus disputées du territoire national. La majorité entend y maintenir ses positions et renforcer sa représentation au Parlement, pendant que l’opposition s’efforce d’y retrouver une présence significative.

L’alignement de dirigeants nationaux et de personnalités gouvernementales passées ou présentes confirme le rôle central de Rabat dans la cartographie des futures échéances. Les états-majors politiques cherchent manifestement à valoriser la notoriété de leurs cadres pour sécuriser un maximum de sièges. La phase officielle de dépôt des candidatures s’annonce ainsi très mouvementée, portée par la finalisation des investitures et d’éventuels ajustements ou transferts d’élus avant le lancement de la campagne.

Par La Rédaction
Le 02/08/2026 à 18h54