C’est dans une salle comble de la Chambre pénale de la Cour d’appel de Tanger que le président de l’audience a appelé à la barre un homme accusé de meurtre afin qu’il raconte les détails de son forfait. Ce qu’il a raconté donne froid dans le dos, selon le quotidien Assabah du lundi 3 août.
En effet, l’accusé dit avoir connu sa victime plusieurs mois auparavant, par l’intermédiaire d’un ami commun. Une relation intime s’est nouée entre les deux tourtereaux, qui se rencontraient de temps à autre avant le jour fatidique. Ce jour-là, la victime s’est rendue, comme d’habitude, chez son amant, dans l’appartement où ils se retrouvaient souvent. Sauf que cette fois-ci, une dispute a éclaté. La cause, explique l’accusé au juge, est que la victime lui a demandé de lui donner de l’argent. Une explication que le juge, qui le questionnait, a jugée insuffisante pour justifier un meurtre aussi sordide. Le meurtrier a toutefois répondu que, face à l’insistance de la victime à lui réclamer de l’argent, il lui avait asséné un coup de poignard à la gorge. Le juge lui ayant rappelé que l’autopsie avait conclu à plusieurs coups de poignard, l’accusé a affirmé qu’à ce moment-là, il était sous l’effet de stupéfiants qu’il consommait de temps à autre et qu’il avait perdu ses nerfs ainsi que sa maîtrise de soi.
Le meurtrier a également livré les détails du plan qu’il avait élaboré pour faire disparaître le cadavre. Ainsi, il dit avoir brisé les membres inférieurs, puis le cou de la victime afin de pouvoir faire entrer le corps dans une valise de voyage. Disposant des clés de la voiture de la victime, il l’a utilisée pour transporter le cadavre vers une zone déserte, où il y a mis le feu à l’aide d’une matière inflammable. Il a ensuite garé la voiture de la victime dans le quartier de Draoua, à Tanger, avant de fuir vers Nador, où il a finalement été arrêté par la Gendarmerie royale. En attendant la reprise du travail des avocats, en grève actuellement, la réclusion criminelle à perpétuité a été requise à son encontre.




