À l’approche des prochaines échéances électorales, le ministère de l’Intérieur intensifie de manière significative ses mécanismes de contrôle et de rigueur à l’égard des agents d’autorité à travers le Royaume.
Face aux critiques récurrentes suggérant que les mesures de reddition des comptes ne cibleraient de manière sélective que les seuls élus locaux, l’administration centrale rectifie fermement le tir et réaffirme sa doctrine d’impartialité absolue. Sous l’impulsion de directives rigoureuses, une dynamique nouvelle s’installe durablement au sein de l’administration territoriale, visant à évaluer de manière continue et sans complaisance les performances de l’ensemble des cadres de commandement, depuis les walis jusqu’aux caids, indique le quotidien Assabah dans son édition du week-end du 11 et 12 juillet.
Cette accélération manifeste s’appuie scrupuleusement sur le cadre réglementaire en vigueur ainsi que sur les conclusions objectives d’enquêtes approfondies et de procédures judiciaires en cours. L’objectif affiché par la tutelle est limpide: veiller au respect le plus strict de l’éthique du service public et garantir une réactivité optimale face aux moindres manquements professionnels. Le quotidien des agents d’autorité fait désormais l’objet d’un suivi quotidien et rigoureux, rompant définitivement avec les anciennes méthodes de gestion et de supervision des ressources humaines.
Le nouveau système d’évaluation mis en place rompt également de façon définitive avec l’époque des sanctions collectives et des mouvements de mutation de masse à caractère purement disciplinaire. Désormais, l’approche se veut individualisée, ciblée et axée sur l’efficacité immédiate de l’intervention publique sur le terrain. Le déploiement opérationnel de cette réforme structurelle a débuté par les échelons inférieurs de la hiérarchie territoriale, marquant une volonté de restructurer la gouvernance locale à partir de sa base même afin de garantir une transformation profonde, lit-on dans Assabah.
Dans ce contexte d’assainissement global, des commissions d’inspection spécialisées ont été déployées sur le terrain afin d’examiner de nombreux dossiers entachés d’irrégularités flagrantes. Le secteur de l’urbanisme se trouve particulièrement dans le viseur de ces inspecteurs, un domaine historiquement sensible et propice aux dérives réglementaires. Au-delà de la seule gestion spatiale et de la construction, les investigations approfondies s’étendent désormais à la validation des budgets communaux, à la passation des marchés publics ainsi qu’à la gestion interne des ressources humaines au niveau local.
Par cette offensive réglementaire d’envergure, le ministère de l’Intérieur entend non seulement moraliser la vie publique locale, mais aussi restaurer la confiance des citoyens envers l’autorité de l’État à la veille de scrutins majeurs.




