De l’Autriche au Honduras: la thèse séparatiste s’effrite

Siège du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale (MAECI). 

Le ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale (MAECI), à Rabat.  . DR

Revue de presseEntre retraits diplomatiques et soutiens renouvelés, le dossier du Sahara marocain connaît une accélération sans précédent sous l’impulsion du roi Mohammed VI, achevant ce qu’il reste des fondements de la «RASD». Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 23/04/2026 à 18h16

La république fantoche de Tindouf vient de subir un nouveau revers cinglant. Après le Mali, qui avait annoncé il y a quelques jours le retrait de sa reconnaissance de cette entité séparatiste, le Honduras a décidé de suspendre la sienne, marquant ainsi un tournant dans les relations entre Tegucigalpa et Rabat. Dans une lettre officielle reçue mercredi par Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, la cheffe de la diplomatie hondurienne, Mireya Agüero de Corrales, a informé le Maroc de cette décision souveraine, justifiée par «l’attachement traditionnel de son pays aux principes de non-ingérence et de respect des affaires intérieures des autres États», rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du vendredi 24 avril.

«Ce gel émane d’une décision souveraine du Honduras, fondée sur notre engagement indéfectible en faveur de la non-intervention et du respect de l’intégrité territoriale des nations», a précisé la ministre dans sa missive. Elle a par ailleurs réitéré le soutien de son pays aux efforts du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, et de son envoyé personnel, visant à parvenir à une solution politique «juste, durable et mutuellement acceptable», conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, dont la 2797. Le Honduras a également notifié cette décision à l’ONU, rappelant qu’il avait reconnu la «RASD» en 1989 avant de réaffirmer ce positionnement en 2022.

Ce retrait porte à six le nombre de pays ayant renoncé à leur reconnaissance de l’entité séparatiste au cours des deux dernières années, s’inscrivant dans la dynamique impulsée par le roi Mohammed VI pour consolider la marocanité du Sahara, lit-on dans Al Ahdath Al Maghribia. Une tendance qui illustre l’isolement croissant du front Polisario, dont les soutiens se raréfient sur la scène internationale. Le même jour, l’Autriche a apporté un soutien de poids à la position marocaine en réaffirmant, dans un communiqué conjoint avec Rabat, son adhésion à la résolution 2797 du Conseil de sécurité. Adoptée le 31 octobre 2025, cette résolution appuie pleinement les efforts de l’ONU pour relancer les négociations sur la base du plan d’autonomie proposé par le Maroc. «Un véritable statut d’autonomie sous souveraineté marocaine pourrait constituer l’une des solutions les plus viables», a souligné le texte, issu d’une rencontre à Vienne entre la ministre fédérale autrichienne des Affaires européennes et internationales, Beate Meinl-Reisinger, et Nasser Bourita.

Dans ce communiqué, Vienne a salué l’adoption de la résolution 2797, qui «soutient sans réserve les efforts du secrétaire général et de son envoyé personnel pour faciliter et conduire des négociations fondées sur le plan d’autonomie marocain, en vue d’une solution équitable, durable et acceptable par toutes les parties». L’Autriche a également salué «la volonté du Maroc de préciser les modalités de mise en œuvre de l’autonomie dans le cadre de sa souveraineté», renforçant ainsi le consensus international en faveur de cette initiative, perçue comme la voie la plus réaliste pour clore ce conflit vieux de près d’un demi-siècle.

Cette prise de position autrichienne s’ajoute à une série de soutiens récents, dont celui des États-Unis, le Pen Holder de ce dossier au Conseil de sécurité. Washington a en effet reconnu en 2020 la souveraineté marocaine sur le Sahara et considère le plan d’autonomie comme «la seule base sérieuse, crédible et réaliste» pour résoudre ce différend. Une position qui a contribué à marginaliser davantage les thèses séparatistes, alors que le conflit, entré dans sa cinquième décennie, semblait jusqu’alors dans une impasse.

Sous l’impulsion du roi Mohammed VI, le dossier saharien connaît ainsi une dynamique inédite, portée par une diplomatie proactive et une stratégie visant à ancrer définitivement la question dans le giron de la souveraineté marocaine, souligne Al Ahdath Al Maghribia. Entre retraits de reconnaissances et soutiens croissants à l’autonomie, la «RASD» voit ses derniers remparts s’effriter, tandis que la communauté internationale semble de plus en plus convaincue que la solution réside dans le compromis politique proposé par Rabat.

Par La Rédaction
Le 23/04/2026 à 18h16