Le tourisme maintient sa croissance au premier trimestre 2026

Le touristique poursuit sa dynamique positive en ce début d’année 2026.

Revue de presseLe secteur touristique confirme sa bonne santé en ce début d’année, avec une hausse des arrivées et des recettes, malgré un repli du tourisme national et des disparités entre les destinations. Les indicateurs du premier trimestre 2026 révèlent une dynamique positive, portée par une clientèle internationale plus dépensière et une diversification des marchés émetteurs. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Economiste

Le 23/04/2026 à 19h47

Le secteur touristique poursuit sa dynamique positive en ce début d’année 2026, selon les dernières données du ministère du Tourisme. «Les indicateurs du premier trimestre révèlent une progression des arrivées et des recettes, malgré quelques contrastes selon les segments et les destinations», note le quotidien L’Economiste dans son édition du vendredi 24 avril.

Les arrivées aux postes frontières ont atteint 4,3 millions de visiteurs au cours des trois premiers mois de l’année, enregistrant une hausse de 7% par rapport à la même période en 2025. «Le mois de mars a été particulièrement performant, avec près de 1,6 million de visiteurs, soit une progression de 18% par rapport à mars 2025», souligne le ministère. Toutefois, les détails complets de ce mois ne sont pas encore publiés, et les analyses disponibles se limitent pour l’instant aux deux premiers mois de l’année.

L’Observatoire du tourisme a présenté ses indicateurs jusqu’à fin février, mettant en lumière une baisse du tourisme national. En février, le Maroc a accueilli 1,37 million de touristes, soit une légère diminution de 2% par rapport à l’année précédente. Cette tendance s’observe également sur les deux premiers mois, avec un recul de 10% du tourisme interne, alors que les visiteurs étrangers continuent de progresser. Plusieurs facteurs expliquent ce repli, notamment le contexte économique qui pèse sur le pouvoir d’achat des ménages, une offre parfois jugée peu accessible, ou encore le mois de ramadan, qui a pu freiner les déplacements en février. Pourtant, le tourisme national joue un rôle clé pour soutenir l’activité hors saison et dans les régions moins fréquentées.

Malgré cette baisse en volume, les recettes touristiques restent en forte hausse. En février, le secteur a généré 9,6 milliards de dirhams, soit une progression de 26 %, tandis que les deux premiers mois de l’année ont permis d’engranger plus de 21 milliards de dirhams, en hausse de 22 %. «Le Maroc attire peut-être légèrement moins en volume, mais il attire des visiteurs qui dépensent davantage», ce qui confirme une montée en gamme progressive du secteur. Les marchés européens dominent toujours les arrivées, avec la France en tête, représentant près d’un tiers des visiteurs, suivie par l’Espagne. Cependant, de nouveaux marchés émergent, comme la Pologne (+46%) ou les États-Unis (+8%), portés par une meilleure connectivité aérienne avec des vols directs. Cette diversification est essentielle pour assurer la stabilité et le développement du tourisme à long terme.

«Sur le plan des destinations, Marrakech et Agadir concentrent toujours l’essentiel des flux», indique L’Economiste. Marrakech représente à elle seule plus d’un tiers des nuitées, confirmant son statut de locomotive touristique du pays, tandis qu’Agadir en capte une part importante. À fin février, les établissements d’hébergement classés ont enregistré près de 6,3 millions de nuitées, dont 2,1 millions pour Marrakech et 1,7 million pour Agadir, avec des progressions respectives de 5% et 7%. Cependant, derrière ces chiffres encourageants, certaines villes affichent des résultats plus mitigés. Tanger et plusieurs destinations du sud ont enregistré des baisses en février, reflétant une situation contrastée selon les territoires.

Le taux moyen d’occupation des établissements classés s’établit à 51 % en février, en recul de 4 points par rapport à 2025. Là encore, les disparités sont marquées: Marrakech maintient des taux élevés malgré un léger repli, tandis que Rabat a perdu 8 points, affichant un taux d’occupation de 42%. Ces écarts soulignent les défis auxquels sont confrontées certaines régions pour attirer davantage de visiteurs.

Pour les mois à venir, le secteur touristique marocain devra relever un double défi : celui de continuer à séduire une clientèle internationale diversifiée tout en redynamisant le tourisme national, essentiel pour équilibrer l’activité tout au long de l’année et soutenir les territoires moins fréquentés.

Par La Rédaction
Le 23/04/2026 à 19h47