Les autorités locales de Casablanca étudient actuellement la faisabilité d’un projet d’envergure: l’édification d’une grande piscine en bord de mer sur le littoral de Sidi Bernoussi. Cette démarche résolument ambitieuse s’inscrit dans le prolongement de l’expérience menée à Rabat, où une réalisation similaire a vu le jour dans l’arrondissement de Yacoub El Mansour.
«L’initiative fait suite à l’évacuation prochaine d’un espace à vocation touristique relevant du domaine communal, loué jusqu’alors à un particulier», rapporte Al Ahdath Al Maghribia de ce jeudi 11 juin. La commune devrait prochainement recouvrer la pleine propriété du terrain, alors que les discussions s’intensifient autour de la recomposition du site, plusieurs scénarios d’aménagement étant à l’étude.
Selon des sources bien informées, la wilaya de la région a adressé des instructions fermes visant à mettre un terme à l’activité de ce complexe touristique dès l’expiration de son contrat de location, dont l’échéance est imminente. Il a été formellement interdit toute cession ou relocation de l’espace à une entité privée.
Parallèlement, la zone côtière de la corniche d’Aïn Sebaa s’apprête à connaître une profonde mutation. Comme l’a révélé Nabila Rmili, maire de Casablanca, un nouveau plan de réaménagement, récemment entériné par l’Agence urbaine de Casablanca, prévoit le développement progressif de ces espaces littoraux. Ce plan définit certaines zones comme non constructibles, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles expropriations et, à terme, à l’extension du projet de la corniche d’Aïn Sebaa.
Cette décision met fin à une contradiction flagrante: tandis que le complexe touristique génère des revenus substantiels pour son exploitant, la commune n’en retire qu’un modeste loyer annuel fixé à 100.000 dirhams. «Cette situation a conduit les autorités à accorder un délai raisonnable au locataire avant la fermeture du site, à la suite d’une visite de terrain effectuée par le wali de la région», écrit Al Ahdath Al Maghribia.
Dans ce même mouvement, les autorités de la préfecture d’arrondissement de Sidi Bernoussi, sur instruction du wali Mohamed Mhidia, ont engagé de vastes opérations visant à libérer le domaine public maritime sur la bande côtière adjacente à la région de Zenata. Ces actions urgentes s’inscrivent dans le cadre d’un plan stratégique élargi pour la requalification du front de mer de la capitale économique.




