Le secteur avicole est aujourd’hui secoué par une crise aiguë inédite, provoquée notamment par l’effondrement des prix de vente à la ferme, où le prix du kilogramme est passé en dessous de sept dirhams, alors que le coût réel de production oscille entre 15 et 17 dirhams le kilogramme.
D’après des professionnels de l’Association nationale des éleveurs de poulets de chair (ANPC), «la vente du poulet à moins de sept dirhams le kilogramme signifie automatiquement des pertes qui dépassent la moitié du coût de production», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du jeudi 11 juin.
Cette situation, qui interpelle à plus d’un titre, a conduit des professionnels au bord de la faillite, font remarquer les mêmes sources.
L’ANPC a mis en garde contre la poursuite de cette crise, «en l’absence de mesures efficaces pour restructurer le marché et protéger les petits producteurs».
Et de souligner que «les dysfonctionnements qui affectent le secteur, ainsi que les pratiques de spéculation et de monopole, ont accentué la crise».
Le secteur, principale source de protéines animales au Maroc, serait en détresse, a fait remarquer l’ANPC, précisant que les éleveurs restent le maillon faible et le plus vulnérable de la chaîne de production et d’approvisionnement avicole.
Pour surmonter cette crise, la même source appelle les autorités compétentes «à ouvrir une enquête en vue de déterminer les véritables causes à l’origine des dysfonctionnements actuels et d’activer les mécanismes de contrôle et de lutte contre toute forme de spéculation, de monopole et de manipulation du marché».
Et pour que les résultats soient concluants, poursuit le quotidien, «les professionnels de l’Association nationale des éleveurs de poulets de chair demandent leur implication dans une approche participative pour résoudre la crise, protéger le produit national et assurer la pérennité d’un secteur menacé par la faillite».




