Dans la nuit du mardi 9 au mercredi 10 décembre, le Maroc a été secoué par le drame de l’effondrement de deux immeubles dans le quartier El Moustaqbal, à Fès. Vingt-deux personnes y ont trouvé la mort, tandis qu’une vingtaine d’autres ont été blessées, plus ou moins gravement.
Dans son édition du lundi 27 juillet, le quotidien Al Ahdath Al Maghribia annonce que l’enquête détaillée, menée par le juge d’instruction près la Cour d’appel de Fès, a été bouclée. Elle aurait duré quelque sept mois en raison du nombre de personnes interrogées, notamment les 19 accusés, dont 8 en état d’arrestation et 11 en liberté provisoire. Il a également fallu répartir les témoins en deux groupes afin de recueillir leurs dépositions.
Le juge d’instruction a transmis les résultats détaillés de son enquête au procureur général du Roi près la cour d’appel de Fès afin qu’il décide des mesures ou des poursuites judiciaires à engager contre les prévenus. Il s’agit notamment des huit accusés en état d’arrestation, parmi lesquels figurent un agent d’autorité, des fonctionnaires communaux, un agent immobilier, un entrepreneur en bâtiment et les propriétaires des deux immeubles effondrés.
Parmi les 11 accusés poursuivis en liberté provisoire figurent le président de l’arrondissement de Zouagha, un élu du parti de l’Istiqlal, son premier adjoint, élu du RNI chargé du secteur de l’urbanisme, ainsi que son deuxième adjoint, élu du PAM. Tous ces accusés avaient été déférés devant le procureur général du Roi par la brigade régionale de la police judiciaire. Avant le début de l’instruction, ils avaient été accusés de corruption, d’usurpation des biens d’autrui, de délivrance illégale de documents administratifs, en plus d’accusations de meurtres non prémédités et de blessures involontaires.




