Bilan du gouvernement: ultime clash entre Akhannouch et le PJD

Aziz Akhannouch, Chef du gouvernement.

Revue de presseLors de la séance plénière consacrée à la discussion du bilan de l’action gouvernementale, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a fermement rejeté la politisation de la problématique de l’eau dans le pays par les députés du Parti de la Justice et du Développement (PJD). Il a reproché à leur parti d’avoir quitté le gouvernement en laissant les Marocains souffrir de la soif, rapporte le quotidien Assabah, dont est tirée cette revue de presse.

Le 22/04/2026 à 19h49

En présentant le bilan gouvernemental, mardi, lors d’une séance plénière commune des deux chambres du Parlement, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a affirmé que «l’Exécutif a opté pour des solutions innovantes pour faire face aux années de sécheresse et au stress hydrique». À ce propos, a-t-il expliqué, «le gouvernement a investi dans le domaine du dessalement de l’eau de mer, comme choix stratégique pour assurer la sécurité hydrique du pays et garantir l’approvisionnement en eau potable, en plus de l’irrigation de l’agriculture».

Akhannouch a fermement rejeté «la politisation» de la problématique de l’eau dans le pays par les députés du Parti de la Justice et du Développement (PJD). «Ces derniers, laissait entendre le chef de l’Exécutif, voulaient instrumentaliser la gestion de la pénurie hydrique à des fins politiciennes», souligne le quotidien Assabah dans son édition du jeudi 23 avril.

En réponse aux interventions des groupes et du groupement parlementaires lors de cette séance plénière consacrée à la discussion du bilan de l’action gouvernementale, Akhannouch a souligné «l’échec de la politique des deux précédents gouvernements conduits par le PJD en matière de gestion de la problématique de l’eau». Pour lui,«il est inconcevable de gouverner pendant dix ans et de quitter le gouvernement en laissant les Marocains souffrir de la soif».

Concernant le dessalement de l’eau de mer, le Chef du gouvernement a mis en avant «un bond qualitatif dans le domaine et ce au regard des capacités de production qui sont passées de 46 millions de mètres cubes en 2021 à 415 millions de mètres cubes en 2026». Ce qui, selon lui, démontre le volume des investissements dans ce chantier stratégique.

En matière de politique sociale, poursuit le quotidien, le chef du gouvernement a rappelé qu’ en 2021, le régime d’assurance des travailleurs non-salariés ne bénéficiait qu’à environ 8.000 personnes, avant que ce chiffre ne progresse à 1,7 million de bénéficiaires en 2025. Dans le même sillage, a-t-il précisé, «au début de l’actuelle législature, il n’existait aucune aide sociale directe en faveur des familles pauvres et précaires, avant que ce chantier ne soit mis en place, permettant ainsi de soutenir environ 4 millions de familles à l’horizon 2025, avec un budget dépassant 26 milliards de dirhams».

Il a également fait savoir que plus de 96.000 familles ont bénéficié du programme d’aide directe au logement, pour un coût global de 7,8 milliards de dirhams, alors que le nombre de bénéficiaires continue d’augmenter.

Dans le secteur de la santé, le Chef du gouvernement a indiqué que «huit nouveaux centres hospitaliers universitaires (CHU) ont été lancés durant cette législature, dont trois sont déjà opérationnels et cinq en cours de construction», notant que «le budget du secteur a été porté à plus de 42 milliards de dirhams en 2026».

S’agissant des infrastructures, Akhannouch a souligné que «l’actuelle législature s’est distinguée par des réalisations structurantes, avec une augmentation de l’investissement public d’environ 110 milliards de dirhams en cinq ans, soit plus de 48%».

L’essor de l’industrie automobile au Maroc a été aussi évoqué avec une production ayant atteint un million de véhicules en 2025, permettant au Royaume de se hisser en tête de ce secteur en Afrique. Enfin, le Chef du gouvernement a mis en exergue l’expansion du réseau routier, dont «la longueur est passée de 1.450 km en 2021 à plus de 2.250 km actuellement, soit une hausse de près de 55 %».

Par La Rédaction
Le 22/04/2026 à 19h49