Alliance électorale entre la FGD et le PSU: vers un front unifié de la gauche

Un électeur glisse son bulletin de vote dans une urne, lors d'élections législatives.

Revue de presseLa Fédération de la gauche démocratique (FGD) et le Parti socialiste unifié (PSU) ont officialisé, le jeudi 14 mai dernier, la formation d’une alliance politique en vue des prochaines élections. Dans un communiqué commun, les deux formations soulignent que cette entente s’inscrit dans la continuité de l’héritage des symboles de la gauche marocaine. Selon une source proche de la coalition, la coordination ne se limiterait pas à la préparation du scrutin, mais viserait à construire une union politique durable, voire à s’étendre à d’autres composantes de la gauche. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 20/05/2026 à 17h40

La Fédération de la gauche démocratique (FGD) et le Parti socialiste unifié (PSU) ont annoncé la formation d’une alliance politique en prélude aux prochaines élections. Dans un communiqué publié le 14 mai, au lendemain d’une réunion de leurs bureaux politiques respectifs, les deux formations ont affirmé que cette entente s’inscrivait dans « la continuité de l’héritage militant des symboles de la gauche marocaine ». L’alliance, précise le texte, vise à «contribuer à l’édification d’un projet social fondé sur la liberté, la dignité et la justice sociale», rapporte Al Akhbar de ce jeudi 21 mai.

Selon une source proche de cette coalition, la coordination entre les deux partis dépasse désormais «le cadre de la préparation électorale pour embrasser une vision plus vaste». Il s’agirait, en effet, d’«envisager la constitution d’une union politique durable, susceptible de s’étendre au-delà du scrutin, reflétant ainsi une aspiration à une plus grande unité des composantes de la gauche». La même source souligne que les concertations avancent favorablement, marquées par «un accord sur plusieurs fondements essentiels des programmes électoraux communs, ainsi que par l’élaboration d’un projet de programme politique unifié destiné à faire face aux défis nationaux».

Les deux formations ont exprimé leur volonté de «participer aux prochaines élections au sein d’une alliance articulée autour de programmes cohérents et d’une vision politique partagée». Selon le communiqué, «la participation électorale ne constitue pas une fin en soi, mais un moyen de faire entendre la voix des catégories sociales vulnérables et de défendre leurs revendications au sein des assemblées élues».

Les deux partis ont indiqué que ce nouveau projet modifierait «les rapports de force au sein de la société» et s’opposerait à ce qu’ils qualifient de «corruption et d’autocratie», en instaurant «un nouveau contrat entre l’État et la société», fondé sur «des réformes politiques et institutionnelles». Sur le plan strictement politique, ils appellent à «la mise en œuvre de réformes constitutionnelles profondes», susceptibles d’aboutir à ce qu’ils nomment une «véritable transition démocratique» , tout en adoptant la «monarchie parlementaire comme perspective de réforme politique», relaie Al Akhbar.

Selon des observateurs, l’enjeu de cette nouvelle alliance ne se limite pas à «une simple coordination électorale», mais réside «dans sa capacité à surmonter les divisions historiques qui traversent la gauche marocaine». Pour y parvenir, il sera impératif «d’élaborer un projet unifié, à même de restaurer une partie de sa présence politique».

Par Hassan Benadad
Le 20/05/2026 à 17h40