Akhannouch suspend des nominations de complaisance

Le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch.

Revue de presseÀ l’approche des élections législatives, le Chef du gouvernement a bloqué une série de nominations de dernière minute au sein des ministères et des établissements publics. Ces décisions ministérielles, entachées de soupçons de favoritisme partisan et de clientélisme familial, suscitaient une vive polémique et l’indignation de l’opposition. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 28/06/2026 à 19h13

Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a suspendu plusieurs nominations à des postes de responsabilité. Selon des sources concordantes, ces choix, initialement validés par certains ministres dans les derniers instants du mandat gouvernemental, étaient guidés par le népotisme, le favoritisme partisan et les liens familiaux. «Akhannouch a ainsi refusé de valider ces nominations au sein de certains ministères et établissements publics afin d’éviter toute interprétation les assimilant à du favoritisme ou à une complaisance partisane à l’approche des élections législatives», écrit le quotidien Assabah dans son édition du lundi 29 juin.

À l’approche du terme de l’actuelle législature et à l’aube du compte à rebours des prochaines élections, des pratiques administratives et politiques controversées refont surface, mettant à l’épreuve la crédibilité de l’action institutionnelle. Alors que la conjoncture exige de nourrir de nouvelles aspirations et de garantir une transition transparente à travers un gouvernement chargé de gérer les affaires courantes, assurant l’égalité des chances, certains départements ministériels et responsables administratifs, y compris des ministres et des secrétaires généraux, s’empressent de clore des dossiers en suspens de manière suspecte. Ils multiplient ainsi les décisions de nomination et les recrutements massifs sur les postes budgétaires vacants avant de quitter leurs fonctions.

Ces nominations accélérées ont suscité une vague d’indignation et de vives réactions, d’autant plus qu’elles visaient à installer à la tête de directions et de départements sensibles des responsables aux références partisanes évidentes. Ce comportement consacre de manière flagrante l’absence du principe d’égalité des chances garanti par la Constitution et reflète la prédominance du clientélisme et du népotisme politique au détriment de la compétence et du mérite. «Un processus d’enracinement des proches et des alliés est ainsi à l’œuvre dans les postes administratifs et les fonctions permanentes durant les derniers instants de l’exécutif actuel», souligne Assabah.

Face à cette situation, qui touche au cœur même des valeurs d’intégrité, l’intervention immédiate et ferme du Chef du gouvernement devient une nécessité pour mettre un terme à ces dérives, qualifiées par beaucoup de mascarade administrative, afin d’éviter leur aggravation et de désamorcer le mécontentement général. La gravité de la situation réside dans le fait que ces pratiques ne sont ni isolées ni fortuites, mais s’inscrivent dans la continuité d’un mode de gestion publique déjà observé lors d’échéances et d’occasions précédentes.

Au-delà des dimensions sociales et éthiques, la persistance de ce phénomène alimente le ressentiment et la colère d’une large frange de jeunes chômeurs qui aspirent à des concours de recrutement justes et transparents, sans subir le poids de l’influence de certains cercles de pouvoir. De plus, elle offre des arguments de poids aux forces de l’opposition, en particulier au Parti de la justice et du développement (PJD), pour exprimer publiquement des critiques acerbes contre le bilan gouvernemental.

Par La Rédaction
Le 28/06/2026 à 19h13