CGEM: parmi les membres du nouveau Conseil d’administration, Soukaina, fille de Aziz Akhannouch

Mehdi Tazi, nouveau président de la CGEM, a communiqué le 22 juin 2026 la liste des membres formant le conseil d'administration de la confédération patronale. . Brahim Taougar le360

Revue de presseUn mois après son élection à la tête de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mehdi Tazi vient de communiquer la liste des membres du Conseil d’administration de la confédération patronale, une équipe remaniée pour près de 80% de ses membres. Parmi les nouveaux arrivés dans ces instances dirigeantes, Soukaina Akhannouch, PDG d’Akwa Group et fille du chef du gouvernement. Cet article est une revue de presse tirée de Jeune Afrique.

Le 23/06/2026 à 18h38

Un mois après avoir été élu en tant que président de la CGEM, Mehdi Tazi, désormais «patron des patrons», a diffusé l’identité des membres de l’équipe dirigeante, une liste «profondément remaniée, affichant une claire ambition de rupture et de modernisation du secteur privé marocain», indique le magazine Jeune Afrique, qui relaie une source proche du patronat: «le taux de renouvellement frôle les 80%. Au bout de deux mandats, il faut une rotation. C’est valable pour la présidence comme pour le bureau et les commissions».

C’est pourquoi le successeur de Chakib Alj, «pour insuffler ce sang neuf, s’est entouré de profils de haut vol issus de secteurs hautement stratégiques, de l’innovation à la finance en passant par l’énergie», signale le magazine. D’après J.A, «le nouveau bureau de la CGEM dessine une véritable cartographie des forces vives de l’économie nationale. Parmi les nominations phares au poste de vice-président, l’arrivée de Hicham El Habti incarne parfaitement ce virage. Président de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et figure de proue de l’innovation au sein du géant des phosphates OCP, ce polytechnicien siégera aux côtés d’autres figures de premier plan du capitalisme marocain. Le secteur bancaire y est représenté par Naziha Belkeziz, PDG de la Banque centrale populaire (BCP), tandis que l’énergie est portée par Majid Iraqui, pilote de Taqa Morocco. Les groupes familiaux et industriels majeurs complètent ce tour de table avec Ghita Lahlou pour Saham Group, Naoual pour Managem et Youssef Alaoui, qui conserve la direction du groupe parlementaire de la confédération».

En opérationnalisation au programme qu’il avait déroulé tout au long de sa campagne électorale, le président de la CGEM a donc «opéré un grand mercato à la tête des commissions thématiques, les confiant à des experts reconnus pour leur ancrage opérationnel», écrit le magazine, précisant que «la commission stratégique chargée du ‘développement des compétences’ revient ainsi à Jihane Laghrari, ancienne associée principale chez McKinsey à Casablanca et ex-directrice générale adjointe du groupe Aksal, qui siège aujourd’hui comme administratrice indépendante chez Ryanair et Bank of Africa».

Le magazine, qui signale qu’«en interne on ne cache pas sa satisfaction d’avoir attiré une telle expertise», précise qu’une logique identique «a prévalu pour la nomination de Khalid Chami à la présidence de la commission d’accès aux financements, [un] ancien président du conseil de surveillance de Société générale Maroc et président du comité d’audit chez TGCC, [qui] maîtrise parfaitement les problématiques de financement, un atout de taille alors que Moncef Belkhayat (H&S Group) fait lui aussi son entrée dans le board». Dans ce nouvel organigramme, «l’arrivée de Soukaina Akhannouch au conseil d’administration retient particulièrement l’attention des observateurs. En tant que présidente-directrice générale d’Akwa Group, la fille du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch incarne la montée en puissance d’une nouvelle génération de managers dans les plus grands conglomérats familiaux du Royaume», écrit le magazine, qui précise que la présence de «Soukaina Akhannouch au cœur de l’instance décisionnelle de la CGEM, aux côtés d’autres figures influentes comme l’avocat d’affaires Yassir Ghorbal (associé chez A&O Shearman), renforce l’assise du patronat auprès des grands donneurs d’ordres nationaux. Cette nomination illustre également la volonté de Mehdi Tazi d’allier l’agilité des nouveaux secteurs à la solidité des bastions industriels historiques du pays».

Selon J.A, le «nouveau commando de la finance et de l’industrie aura fort à faire sur le dossier brûlant des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME). Souvent considérées comme le parent pauvre de l’économie marocaine malgré leur rôle central dans la création d’emplois, les TPME ont fait l’objet d’une attention royale particulière». Jeune Afrique, qui rappelle par ailleurs que, «dans sa lettre de félicitations adressée à Mehdi Tazi en mai, le Roi Mohammed VI a explicitement insisté sur leur rôle majeur dans la production nationale. Pour piloter la commission dédiée à leur croissance et à l’entrepreneuriat, le choix s’est porté sur Adil Rais, patron de la CGEM Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, salué par ses pairs comme un fin connaisseur des rouages administratifs et du tissu industriel», signale aussi que, mis à part «ce casting de haut niveau, cette restructuration fixe la feuille de route du patronat autour de deux priorités majeures. La première est l’intégration de l’intelligence artificielle, qui bénéficie désormais d’une commission propre dirigée par Mohammed Benouda, fondateur d’Aba Technology».

Il s’agit en effet, affirme le magazine panafricain, «d’un enjeu crucial pour le secteur privé, qui doit rapidement arbitrer entre la dépendance technologique vis-à-vis de l’étranger et l’opportunité de positionner le Maroc comme un hub attractif pour les datacenters mondiaux». Seconde priorité, selon Jeune Afrique: «le choc de l’investissement privé. En tandem avec son binôme Mohamed Bachiri, directeur général de Renault Maroc, Mehdi Tazi devra répondre aux attentes directes du Souverain. Ce dernier a fermement rappelé que la CGEM devait pleinement assumer ses responsabilités dans le développement national, en stimulant l’investissement productif et en boostant les exportations du Royaume».

Par La Rédaction
Le 23/06/2026 à 18h38