Les secours toujours à la recherche des survivants au Népal, assure le ministre de l’Énergie

Une vue d'ensemble montre des maisons endommagées et couvertes de boue au lendemain de crues soudaines à Devighat, dans le district de Nuwakot (Népal), le 5 septembre 2026. (Photo de Prakash MATHEMA/AFP). AFP or licensors

Le ministre népalais de l’Énergie a répété dimanche que les secours poursuivaient sans relâcher leurs efforts pour tenter de retrouver d’autres survivants, onze jours après la crue meurtrière qui a balayé le nord du pays.

Le 06/09/2026 à 08h03

Ces deux derniers jours, trois personnes - deux ouvriers népalais et un citoyen chinois - ont été extraits sains et saufs de tunnels d’installations hydroélectriques, ainsi qu’une sexagénaire extirpée de sa maison ensevelie sous la boue.

«À l’heure actuelle, les opérations se poursuivent dans les tunnels, en dépit des difficultés liées à la géographie, aux mauvaises conditions météo et à l’absence de communications», a déclaré à l’AFP Biraj Bhakta Shrestha.

«Nous sommes confrontés à de nombreux défis. En deux endroits, il n’est pas possible de faire atterrir un gros hélicoptère pour déposer le matériel nécessaire», a ajouté M. Shrestha. «Mais nous explorons plusieurs options pour faire avancer l’opération, nous faisons des progrès».

Le dernier bilan publié dimanche par l’autorité népalaise chargée des situations d’urgence fait état au Népal de 1.341 morts et 4.996 disparus.

Parmi les personnes encore portées manquantes figurent des centaines de touristes et de pèlerins étrangers, ainsi qu’environ 900 agents ou ouvriers qui se détectent dans des centrales électriques ou des chantiers de barrages lors du désastre.

Le Premier ministre Balendra Shah a souligné samedi que les sauvetages miraculeux des deux derniers jours avaient «redonné espoir à toute la nation».

Créée par l’effondrement d’un glacier et d’un pan d’une montagne, l’immense vague d’eau glacée, de roches et de débris qui a déferlé le 26 août à tout balayé sur son passage, détruisant routes, ponts, habitations et infrastructures.

Vendredi, l’ONU a lancé un appel d’urgence pour collecter près de 50 millions de dollars pour subvenir aux besoins essentiels de 84.000 victimes, privées de tout. «Le temps joue contre eux», ont souligné les agences onusiennes au Népal.

Évoquant un «tsunami himalayen», le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, a évalué le coût de la reconstruction à «plusieurs milliards de dollars».

«Nous nous efforçons de rétablir l’électricité», a également indiqué dimanche à l’AFP le ministre de l’Énergie, «nous espérons qu’elle sera rétablie d’ici quelques jours dans tous les districts sinistrés».

Les autorités népalaises peinent également à identifier les nombreuses victimes de la catastrophe. Dimanche, une centaine seulement l’avaient été formellement et leurs corps rendus à leurs familles.

Le Népal doit observer lundi un jour de deuil national.

La catastrophe a fait, selon les médias d’État chinois, 31 morts et 531 disparus sur le territoire du Tibet.

Par Le360 (avec AFP)
Le 06/09/2026 à 08h03