L’Algérie rafle la mise du classement des nationalités qui arrivent de manière irrégulière en Espagne depuis le début de l’année. D’après les chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), les Algériens pèsent 42,8% des migrants arrivés par la route de la Méditerranée occidentale, soit plus du double de la part des Marocains (19,3%). Les Soudanais ferment le podium avec 12,5%.
Voilà donc le vrai visage de l’Algérie de Tebboune. Un pays qui se vante d’être le premier exportateur de gaz d’Afrique et qui siège fièrement à l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole). Mais sur le terrain, la jeunesse n’a qu’une obsession, fuir. Les milliards s’évaporent dans les poches d’une nomenklatura militaro-civile, pendant que les jeunes croupissent dans le chômage, qu’ils étouffent sous le poids de l’inflation et qu’ils se taisent sous la chape de plomb d’un régime qui criminalise jusqu’au moindre tweet. Le verdict est sans appel pour un système rentier à bout de souffle, qui ne sait plus rien produire à part du gaz et des candidats à l’exil.
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Au total, 7.923 migrants sont arrivés irrégulièrement en Espagne depuis le début de l’année. Le chiffre affiche un recul global de 43,2% par rapport à 2025. Ce chiffre est comparable à celui des arrivées aux îles Canaries durant les quatre premiers mois de l’année (2.276), après une baisse de 78,5% sur cette route, selon les données du dernier bilan bimensuel sur l’immigration irrégulière publié lundi par le ministère espagnol de l’Intérieur. Reste que ce recul global ne doit pas masquer une réalité persistante: le flux en provenance d’Algérie, lui, ne tarit pas.
Les arrivées irrégulières ne représentent que 6% environ du total des entrées de ressortissants étrangers en Espagne. Une bonne partie de ces migrants sont des demandeurs de protection internationale, qui fuient les guerres, les persécutions et les pires violations des droits humains, selon le HCP.
Le constat fait mal. Les Algériens continuent de prendre le large par milliers. Ils désertent un pays que le régime a verrouillé jusqu’à l’asphyxie... un pays qui ne sait plus rien offrir à ses enfants.




