Si les traités diplomatiques pour éviter une reprise des hostilités se sont récemment intensifiés, Donald Trump laisse planer la perspective de nouveaux bombardements sur la République islamique.
«Les forces armées de la République islamique sont aujourd’hui en état d’alerte plus élevée et plus puissantes qu’elles ne l’étaient au début de la guerre», a déclaré le porte-parole de l’armée, Mohammad Akraminia, cité par l’agence officielle Irna.
The Islamic Republic’s armed forces, having gained experience from direct confrontation with United States and Israel, are stronger than they were at the beginning of the war, Iranian Army Spokesperson Mohammad Akraminia said. https://t.co/YVe51sm6fx
— The Hindu (@the_hindu) November 7, 2026
«Sur ordre du Guide suprême, toute riposte des forces armées sera immédiate, efficace et sans limite géographique», a-t-il ajouté.
Dans la nuit de vendredi à samedi, la télévision d’État iranienne a encore fait part de deux explosions sur l’île de Qeshm, l’agence Tasnim évoquant de son côté deux missiles qui l’auraient frappée.
الرئيس الأمريكي يعلن تنفيذ ضربات "محدودة" بـ"جزيرة قشم" الإيرانية في الساعات الأولى من صباح اليوم https://t.co/UiFT9siDKV https://t.co/XbSB9ElF6R
— صحيفة الجزيرة (@al_jazirah) November 7, 2026
Sans confirmer, l’armée iranienne, citée par les médias iraniens, a peu après indiqué avoir détruit un drone militaire américain sur cette île située dans le détroit d’Ormuz.
Cette dernière avait déjà été ciblée par des frappes limitées dans la nuit de lundi à mardi, juste avant les élections de mi-mandat aux États-Unis qui se se sont traduites par un cinglant revers pour Donald Trump.
«Nous procédons à des frappes mineures», a encore reconnu le président américain vendredi soir, sans préciser s’il parlait de nouvelles attaques ou de celles du début de semaine.
Tractations
Le républicain a reconnu que la guerre au Moyen-Orient, qui a fait flamber les prix de l’énergie depuis son lancement fin février, a expliqué en partie la victoire des démocrates, tout en assurant que c’était «la seule solution»: «On ne peut pas laisser l’Iran avoir l’arme nucléaire», a-t-il jugé mardi soir.
L’armée américaine a annoncé vendredi offrir une récompense de 20 millions de dollars «et un possible déménagement» à toute personne lui apportant des informations sur le programme nucléaire iranien. Téhéran a toujours nié vouloir se doter de l’arme atomique, défendant son droit au nucléaire civil.
US offers up to $20M reward and relocation for intelligence on Iran's nuclear program. Read more: https://t.co/eONB7TkAJz https://t.co/3TL3DgEJRZ
— Roya News English (@RoyaNewsEnglish) November 7, 2026
Après une série de récentes menaces israélo-américaines, les traités diplomatiques pour éviter une reprise des hostilités se sont récemment intensifiés sous l’égide du médiateur qatari.
Donald Trump s’est entretenu vendredi avec l’émir du Qatar, tandis que le chef de la diplomatie iranienne a, lui, multiplié les appels cette semaine avec ses homologues du Golfe.
Enjeu clé des discussions: le contrôle du détroit d’Ormuz, où l’Iran affirme régulièrement que des navires sont détruits par des mines.
Le porte-parole militaire a répété samedi que les forces iraniennes ne débloqueraient ce passage stratégique pour le commerce d’hydrocarbures que si les États-Unis acceptaient les conditions posées par Téhéran.
Iran says the Strait of Hormuz will remain closed until Washington accepts Tehran's "7 conditions," according to Iranian Army spokesman Mohammad Akraminia. 🔴 Iran's publicly reported demands include ending U.S. threats and interference against Iran, permanently ending hostilities against Iran and its regional allies, lifting the U.S. naval blockade of Iranian ports, withdrawing U.S. naval and air forces from around Iran, paying compensation for war damage, lifting U.S. economic sanctions and releasing frozen Iranian assets. 🔴 Akraminia also warned that renewed U.S. military action could trigger Iranian retaliation against American assets beyond the Middle East.
— The Observer (@TPObserver) November 7, 2026
L’Iran s’est déjà dit prêt à rouvrir Ormuz si Washington acceptait une série de mesures telles un cessez-le-feu sur l’ensemble des fronts dans la région, un dégel de ses avoirs détenus à l’étranger, la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier ainsi qu’à la fin du blocus naval américain contre ses ports. Les États-Unis ont jusqu’à présent refusé.
Sans clarté sur la stratégie du président américain envers la République islamique après le déroute électorale de mardi, le guide suprême, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a depuis averti que le conflit au Moyen-Orient s’étendrait si les États-Unis reprenaient leurs frappes contre la République islamique.
Mais il a écarté toute perspective de changement de politique américaine, estimant que ceux qui l’espéraient «se trompaient lourdement».




