Les forces de la coalition avaient été déployées en Irak et en Syrie en 2014 pour lutter contre le groupe État islamique (EI), qui s’était emparé de vastes pans de territoire dans les deux pays et y avait commis des atrocités.
Après la victoire sur l’EI en Irak en 2017 — et en Syrie en 2019 —, les forces internationales sont restées sur place pour combattre les derniers éléments du groupe, mais Bagdad et Washington ont décidé en 2024 de mettre fin à cette mission.
La coalition, qui a quitté la Syrie plus tôt cette année, a entamé son retrait d’Irak en 2025, limitant sa présence à l’aéroport d’Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan, dans le nord de l’Irak. Le départ des dernières troupes est prévu mercredi.
Le Premier ministre irakien, Ali al-Zaïdi, a appelé à célébrer le 1er octobre, lendemain du départ de la coalition, comme la «Journée de la souveraineté».
Il s’agit d’un «événement national qui marque l’aboutissement du parcours de l’Irak vers la souveraineté et consolide la présence de l’État et de ses institutions», ont déclaré lundi les chefs des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire du pays.
Ils ont également souligné, à ce sujet, la nécessité de traiter la question des «armes échappant à l’autorité de l’État».
«Premier pas»
Arrivé au pouvoir au printemps, Ali al-Zaïdi s’est engagé, sous la pression de Washington, à obtenir le désarmement des factions pro-iraniennes qui s’en prennent depuis des années aux forces américaines dans le pays.
Son gouvernement avait initialement fixé au 30 septembre, jour de la fin de la mission de la coalition, la date limite pour le désarmement de ces groupes, estimant que le retrait de la coalition les priverait de tout prétexte pour conserver leurs armes.
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Mais cette date a été repoussée, les négociations pour «réglementer» les armes étant toujours en cours.
Si des factions ont annoncé l’intégration de leurs brigades armées dans les institutions de l’État, plusieurs groupes armés influents ont en effet refusé de rendre les armes.
Ces groupes avaient posé comme condition à leur désarmement le départ des troupes internationales, mais aussi la fin de toute influence américaine, politique comme économique.
Le puissant groupe des Kataeb Hezbollah a déclaré lundi que le retrait des «forces d’occupation (...) était un premier pas vers l’obtention de la pleine souveraineté».
Mais il a mis en garde le gouvernement de M. al-Zaïdi, soutenu par Washington: «un gouvernement qui n’œuvre pas pour le bien de son peuple sera renversé par tous les moyens possibles».
Pendant des années, les forces de la coalition et les factions soutenues par Téhéran ont combattu un même ennemi: l’EI.
Mais après la défaite du groupe jihadiste, la présence des troupes de la coalition est devenue une importante source de tension entre les autorités irakiennes et les groupes armés pro-iraniens.
Ces derniers ont demandé le retrait des troupes internationales avant de les prendre pour cible, provoquant des frappes de représailles américaines qui ont tué plusieurs de leurs chefs au fil des années.
Pendant la guerre au Moyen-Orient, déclenchée en février par une offensive israélo-américaine en Iran, les factions ont intensifié leurs attaques, ciblant principalement les troupes de la coalition basées au Kurdistan.
À Erbil, des Kurdes ont fait part de leur inquiétude, se demandant qui les protégera contre les drones qui ont pris pour cible à plusieurs reprises leur région autonome.




