Voici pourquoi le prix des épices est en hausse sur les marchés

Les épices n’ont pas échappé à la forte hausse des prix constatée au cours des dernières semaines.  . Pixabay

Le coût des paniers de courses est au centre des préoccupations. Sous l'effet de la hausse du tarif du fret, les prix des aliments sont encore plus élevés, notamment ceux des épices. Le point avec Ghalab Benchaib, président de l’Association interprofessionnelle marocaine des exportateurs et importateurs d’épices, de céréales et de légumineuses.

Le 22/03/2022 à 09h46

Les épices, ces aromes incontournables dans la préparation et l’assaisonnement des différents mets consommés par les Marocains, n’ont pas échappé à la forte hausse des prix constatée au cours des dernières semaines, comme cela a été le cas de bon nombre de denrées alimentaires. Partout sur les marchés, on constate une inflation qui tire les prix vers le haut, ce qui pèse lourdement sur le prix des courses.

Plusieurs facteurs ont contribué à cette montée en flèche des prix, notamment l’envolée du prix des frets et la flambée du prix de l’énergie, comme le signale Ghalab Benchaib, président de l’Association interprofessionnelle marocaine des exportateurs et importateurs d’épices, de céréales et de légumineuses (AMIECL), dans une déclaration pour Le360.

Au marché de gros, détaille Ghalab Benchaib, le prix d’un kilo de poivre est négocié à 55-56 dirhams contre 30-32 dirhams (+75 %), une année auparavant. Quant au gingembre, il est désormais vendu à 32 dirhams, contre 25 dirhams à la même période l'année dernière (+28 %). Le cumin est vendu à 50 dirhams alors que son prix de vente, il y a une année, était de 25 dirhams (+100 %). En ce qui concerne le curcuma, il est à 22 dirhams, contre 16 dirhams, une année auparavant (+37,5 %).

Cette tendance à la hausse des prix des différentes épices au marché de gros s’est logiquement répercutée sur les prix de détail. Un vendeur de condiments nous explique ainsi que le prix du poivre est désormais de 70 dirhams, contre 40-50 dirhams auparavant (+75 %). Le curcuma est à 50 dirhams, contre 40 dirhams auparavant (+25 %) et le cumin à 80 dirhams, contre 40 dirhams (+100 %).

Ghalab Benchaib tient à rappeler que le Maroc, malgré sa faible part dans le commerce international d'épices, est considéré comme l'un des grands consommateurs de cette denrée. Le Maroc importe ainsi plus 36.000 tonnes d'épices par année, étant donné que le climat marocain ne favorise pas leur culture.

Cependant, certains produits sont cultivés localement en faible quantité et ne constituent qu'une proportion limitée du total des épices consommées au Maroc.

Les principales épices cultivées au Maroc sont donc le safran, cultivé dans le sud, le piment doux, dont l'essentiel de la production nationale provient de la région de Béni Mellal et la coriandre en grains, produite dans diverses régions. Rien qu’en 2019, le Maroc a produit 64.000 tonnes d'épices dont le piment représente 47 % du total. 

© Copyright : Le360

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Par Hajar Kharroubi
Le 22/03/2022 à 09h46