Voici où en est le déploiement du programme d’unités mobiles de dessalement

محطات متنقلة لتحلية مياه البحر بآسفي

Dans une unité mobile de dessalement à Safi. (K.Essalak/Le360)

Après un premier cycle de 41 stations, le programme de dessalement mobile a fait un bond avec l’ajout de 203 stations supplémentaires en 2024.

Le 25/04/2026 à 12h00

Le Maroc mise sur plusieurs sources d’eau pour sécuriser son approvisionnement. En plus des barrages, des grandes stations de dessalement, des autoroutes de l’eau et du re-use, il a lancé un programme d’unités mobiles de dessalement des eaux de mer et saumâtres. Le ministère de l’Équipement et de l’Eau pilote ce programme en partenariat avec le ministère de l’Intérieur et ceux de l’Agriculture et du Commerce.

La première phase a abouti à la réalisation de 41 stations pour un débit total dépassant 305 litres par seconde. Ces unités, intégrées et assemblées dans les usines marocaines, sont conçues pour être mises en exploitation en quelques semaines seulement, avec un débit hydraulique situé autour de 25 litres par seconde par unité.

Le programme s’est considérablement renforcé en 2024 avec l’ajout de 203 unités supplémentaires, dont 155 en cours d’exploitation avec un débit total excédant 655 litres par seconde. Au total, le programme a couvert une trentaine de provinces et communes, notamment Azilal, Berrechid, El Jadida, Sidi Bennour, Zagora, Sidi Ifni, Assa Zag, Tan Tan, Guelmim, Boujdour, Smara, Tarfaya, Essaouira, Safi, El Kelaâ des Sraghna, Berkane, Nador, Kénitra, Agadir, Tiznit, Chefchaouen, Al Hoceïma et Boulemane.

Pour Amine Benjelloun, hydrologue, ces unités représentent une réallocation intelligente des budgets hydriques. Plutôt que d’investir massivement dans une usine permanente pour une zone à besoins variables, la mobilité permet de couvrir plusieurs localités avec le même capital.

L’avantage économique est donc réel. L’installation d’une unité mobile exige un capital initial bien inférieur à celui d’une usine permanente. Les coûts de génie civil, fondations et constructions lourdes sont éliminés. Une usine fixe de dessalement mobilise des ressources considérables et un délai de mise en service compté en années. Les unités mobiles, une fois livrées, peuvent être redéployées selon l’évolution des besoins locaux, estime-t-il.

Par Hajar Kharroubi
Le 25/04/2026 à 12h00