Tourisme: une résilience historique et une ambition confirmée

L'industrie touristique marocaine continue d’afficher une vitalité surprenante.

Revue de presseAlors que les tensions géopolitiques et énergétiques bousculent le marché mondial du voyage, l’industrie touristique nationale confirme sa trajectoire ascendante. Fort de performances record et d’un rôle moteur dans l’économie du Royaume, le secteur aborde une nouvelle étape stratégique portée par une feuille de route gouvernementale révisée, qui vise à accueillir 26 millions de visiteurs d’ici la fin de la décennie. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Economiste.

Le 20/10/2026 à 21h03

Dans un environnement mondial secoué par l’instabilité géopolitique et la recrudescence des tensions énergétiques, l’industrie touristique marocaine continue d’afficher une vitalité surprenante. Porté par une assise économique solide et guidé par des orientations gouvernementales ambitieuses, le secteur confirme son statut de moteur incontournable de la croissance nationale. «Entre les performances record enregistrées lors des derniers exercices et l’affichage d’un cap stratégique visant à accueillir 26 millions de visiteurs à l’horizon 2030, le Royaume démontre une capacité remarquable à transformer les contraintes extérieures en opportunités de développement», indique le quotidien L’Economiste dans son édition du mercredi 21 octobre.

L’année 2025 s’impose à ce titre comme un véritable exercice de référence pour le tourisme national, marqué par une hausse spectaculaire des principaux indicateurs d’activité. Selon les données publiées par le Haut-Commissariat au Plan dans son dernier compte satellite, le produit intérieur brut issu du tourisme a connu une progression à deux chiffres, franchissant la barre des 129 milliards de dirhams. Cette dynamique a permis de porter la contribution directe du secteur à la richesse nationale à un niveau inédit de 7,5%. Dans le même temps, les dépenses globales liées à la consommation touristique intérieure ont dépassé les 222 milliards de dirhams, portées en grande partie par la vitalité du tourisme récepteur, qui représente à lui seul plus des deux tiers des recettes enregistrées.

Loin d’être un feu de paille, cette tendance favorable s’est maintenue durant l’année 2026, attestant de la capacité d’adaptation de l’écosystème local. Les indicateurs conjoncturels récents font état d’une progression continue de la valeur ajoutée dans les branches de l’hébergement et de la restauration, ainsi que d’une hausse soutenue des nuitées et des arrivées aux postes-frontières. «Malgré des vents contraires à l’échelle internationale, la résilience des recettes de voyage illustre la solidité de la demande pour la destination marocaine, qui continue de soutenir la croissance du secteur des services», précise L’Economiste.

Cette résistance du modèle marocain apparaît d’autant plus singulière que le paysage touristique international traverse une zone de turbulences majeures. Le ralentissement des flux mondiaux, accentué par les conflits régionaux et le renchérissement des coûts énergétiques, frappe de plein fouet de nombreuses zones touristiques traditionnelles. Alors que le Moyen-Orient subit un repli marqué de sa fréquentation, le continent africain tire son épingle du jeu avec la progression la plus dynamique à l’échelle mondiale. Dans ce contexte, le Maroc tire profit de son attractivité préservée et de sa stabilité pour absorber les chocs exogènes, démontrant une nouvelle fois sa capacité historique à surmonter les crises tout en préservant ses marges opérationnelles.

Pour ancrer ces acquis dans la durée et amplifier leur impact socio-économique, les autorités ont arrêté un cadre d’intervention renouvelé pour la fin de la décennie. La nouvelle feuille de route stratégique pour la période 2027-2030 ambitionne de franchir le cap des 26 millions de visiteurs internationaux, en parfaite cohérence avec les grands rendez-vous à venir du Royaume. Cette impulsion s’accompagne d’un renouvellement à la tête du département ministériel de tutelle, appelé à conduire une transformation axée sur une synergie accrue entre l’offre touristique, l’artisanat local, l’économie sociale et le rayonnement des événements sportifs.

S’inscrivant dans un cadrage macroéconomique global qui vise une croissance nationale moyenne de 5% par an, ce plan de développement entend s’appuyer sur des équilibres financiers maîtrisés, notamment une inflation contenue et un déficit budgétaire résorbé. En intégrant l’économie solidaire et les initiatives locales au cœur de l’écosystème, le Maroc pose les bases d’un modèle touristique plus inclusif et durable, capable de générer de la valeur partagée et des emplois pérennes sur l’ensemble du territoire national.

Par La Rédaction
Le 20/10/2026 à 21h03