La production céréalière nationale devrait atteindre près de 90 millions de quintaux au titre de la campagne agricole 2025-2026, selon les déclarations du ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, lors de l’ouverture d’une conférence internationale organisée à Meknès en marge du SIAM. Le responsable a précisé que ce volume résulte principalement des pluies importantes enregistrées à l’échelle des régions agricoles, marquant une rupture avec les années précédentes.
Pour rappel, la récolte est largement améliorée par rapport à 2024-2025. La production céréalière est estimée à environ 44 millions de quintaux, une hausse sensible qui reflète une meilleure pluviométrie dans certaines zones et des rendements localement supérieurs.
Le lien entre pluviométrie et rendement agricole apparaît central dans cette projection, le ministre soulignant explicitement que «la production céréalière devrait ainsi atteindre près de 90 millions de quintaux» grâce à ces précipitations.
L’évolution de la production s’appuie également sur l’augmentation des superficies emblavées, qui ont atteint environ 3,9 millions d’hectares. Ce niveau traduit une mobilisation plus large des terres agricoles, rendue possible par une amélioration sensible des conditions hydriques.
Ahmed El Bouari a insisté sur cet enchaînement en indiquant que «grâce aux importantes pluies enregistrées […], la superficie emblavée en céréales a atteint environ 3,9 millions d’hectares». L’effet combiné de l’eau disponible et de l’élargissement des surfaces cultivées constitue ainsi le principal moteur de la campagne.
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Le ministre a replacé ces prévisions dans une trajectoire marquée par plusieurs années de sécheresse. L’amélioration récente des précipitations modifie sensiblement les anticipations, en rétablissant des conditions plus favorables à l’activité agricole.
La déclaration ministérielle souligne ce basculement en évoquant «une nette amélioration des précipitations et de la situation hydrique», un élément qui «suscite l’optimisme et renforce les perspectives de reprise de l’activité agricole».
L’ensemble des éléments avancés met en évidence un déterminant central: la dépendance directe de la production céréalière aux conditions climatiques. Le niveau attendu de 90 millions de quintaux repose explicitement sur un épisode pluviométrique favorable, ce qui souligne la sensibilité structurelle du secteur.
Ce mécanisme, rappelé à travers les propos du ministre, confirme que l’évolution de la production reste fortement corrélée aux aléas climatiques, en l’absence d’indications complémentaires sur d’autres facteurs productifs.
L’annonce s’inscrit dans le cadre du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), organisé sous le thème «Durabilité de la production animale et souveraineté alimentaire», où les conditions de production agricole occupent une place centrale dans les débats sectoriels.



