Énergies vertes et infrastructures: la Suède met le cap sur le Maroc

Energie renouvelable. DR

Revue de presseUne délégation d’entreprises suédoises a sillonné Rabat et Casablanca les 14 et 15 avril pour explorer des partenariats dans les énergies renouvelables, les transports et les infrastructures durables. Portée par Business Sweden et le réseau «Team Sweden», cette mission vise à ancrer la coopération bilatérale dans des projets concrets, alors que le Maroc accélère sa transition énergétique et ses grands chantiers d’équipement. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Economiste.

Le 20/04/2026 à 20h34

La Suède mise sur le Maroc. «Une délégation d’entreprises et d’institutions suédoises a effectué une visite de deux jours dans le Royaume pour identifier des opportunités d’affaires dans les secteurs stratégiques des énergies renouvelables, des mobilités propres et des infrastructures résilientes», rapporte le quotidien L’Economiste dans son édition du mardi 21 avril. Organisée par Business Sweden, l’agence publique-privée chargée de promouvoir les exportations suédoises et intégrée au réseau «Team Sweden», cette mission s’inscrit dans une logique de coopération à long terme. Le Maroc s’impose comme un marché structurant en Afrique du Nord, avec des programmes d’investissement ambitieux dans l’énergie, le transport ferroviaire, l’aérien et les infrastructures, sou. Cette dynamique crée une demande soutenue pour des technologies, des équipements et des solutions d’ingénierie, où les entreprises suédoises ont une carte à jouer.

«Parmi les acteurs présents figuraient des poids lourds comme Systemair, Volvo, Alstom, Vossloh, Hitachi Energy, Greenpipe, Linxon et Viking Analytics, ainsi que des institutions financières telles que EKN, SEK et Swedfund», souligne L’Economiste. Leur objectif: s’insérer dans les grands projets marocains en tant que fournisseurs et partenaires, en collaborant avec les opérateurs publics, les utilities et les groupes de construction.

La délégation suédoise a notamment ciblé des chantiers en cours ou à venir, où les technologies nordiques pourraient apporter une valeur ajoutée. Les énergies renouvelables, en particulier, occupent une place centrale dans cette stratégie. Le Maroc, avec son ambitieux plan de développement des énergies vertes, visant 52% de son mix énergétique d’ici 2030, représente un terrain propice pour les entreprises suédoises spécialisées dans les solutions durables.

Pourtant, malgré ces ambitions, les échanges économiques entre les deux pays restent déséquilibrés. «En 2025, les exportations marocaines vers la Suède se sont élevées à 2 milliards de dirhams, contre 4,6 milliards d’importations, soit un taux de couverture de seulement 44,5%», écrit L’Economiste. Les échanges sont dominés par les biens d’équipement et les demi-produits, tandis que les exportations marocaines, encore modestes, progressent lentement. Les flux commerciaux reflètent une relation encore asymétrique. Les entreprises suédoises exportent des technologies et des équipements, tandis que le Maroc exporte principalement des produits manufacturés et des matières premières.

Côté investissements, la situation est tout aussi contrastée. Les recettes d’investissements directs étrangers (IDE) au Maroc ont atteint 34,6 milliards de dirhams en 2023, en recul par rapport à l’année précédente, tandis que les dépenses d’investissement à l’étranger ont augmenté. Cette recomposition des flux reflète une diversification des partenariats, mais aussi une consolidation de la présence industrielle suédoise. Le commerce reste le secteur dominant, mais l’industrie gagne du terrain, notamment dans les énergies renouvelables et les infrastructures.

Par La Rédaction
Le 20/04/2026 à 20h34