Partenariat entre Attijariwafa bank, ONICL et FNM pour fluidifier la trésorerie du secteur meunier

En marge du SIAM 2026, Attijariwafa bank, ONICL et FNM signent un partenariat pour renforcer la continuité industrielle des minoteries.

Un accord tripartite scellé à Meknès, en marge du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), formalise un dispositif financier dédié aux minoteries industrielles. Avec un objectif explicite de continuité productive et de stabilité du marché national, Attijariwafa bank, ONICL et FNM ont signé un accord pour fluidifier la trésorerie du secteur meunier.

Le 23/04/2026 à 10h21

Attijariwafa bank, l’Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses (ONICL) et la Fédération nationale de la minoterie (FNM) actent ainsi «une convention de partenariat stratégique visant à renforcer l’accompagnement financier des minoteries industrielles marocaines et à soutenir durablement un secteur clé de l’économie nationale».

Ce positionnement s’inscrit dans une logique de consolidation de la filière céréalière, identifiée dans le communiqué comme un maillon déterminant de l’équilibre agro-industriel. Le texte précise que le partenariat «traduit une volonté commune de faciliter l’accès au financement, d’améliorer la gestion de la trésorerie des minoteries et de contribuer à la stabilité de l’approvisionnement du marché national» , ce qui établit un lien direct entre mécanisme financier et régulation du marché.

Le levier opérationnel repose sur un instrument de financement ciblé. Les opérateurs éligibles pourront «bénéficier, via Attijariwafa bank, d’une solution de financement leur permettant d’anticiper le versement de la compensation liée à la farine subventionnée». Cette anticipation agit comme un correctif aux décalages de paiement, en fluidifiant les cycles de trésorerie et en sécurisant la capacité des unités industrielles à maintenir leur cadence de production.

Ce mécanisme répond explicitement à une problématique identifiée par les acteurs du secteur. Le communiqué souligne qu’il constitue «une réponse concrète aux besoins de liquidité du secteur, en réduisant les contraintes liées aux délais de paiement et en permettant aux opérateurs de se concentrer pleinement sur la continuité de leur activité industrielle». L’articulation entre financement bancaire et compensation publique apparaît ainsi comme un point d’équilibre pour stabiliser les flux économiques de la filière.

La répartition des rôles entre les partenaires éclaire la portée institutionnelle de l’accord. Attijariwafa bank «confirme son rôle de partenaire bancaire de référence pour les entreprises marocaines» tout en réaffirmant «son engagement en faveur du financement de l’économie réelle et des secteurs stratégiques». L’ONICL, de son côté, «consolide sa mission de régulation et d’accompagnement du marché des céréales et des légumineuses», contribuant parallèlement «à la sécurisation des circuits de compensation». Quant à la Fédération nationale de la minoterie, elle «poursuit son action de représentation et de soutien aux minoteries industrielles, en facilitant leur accès à des solutions financières adaptées à leurs réalités opérationnelles».

L’accord intègre également une dimension procédurale orientée vers l’efficacité opérationnelle. Le communiqué évoque «une ambition partagée de modernisation, avec la volonté de simplifier et de digitaliser progressivement les processus, dans un objectif d’efficacité, de transparence et de meilleure expérience pour l’ensemble des acteurs concernés». Cette orientation introduit un volet d’optimisation des circuits administratifs et financiers, susceptible d’améliorer la lisibilité des flux et la rapidité d’exécution.

L’effet attendu dépasse le seul cadre financier pour s’inscrire dans une logique de sécurisation systémique. Le texte met en avant «la stabilité financière des minoteries, la préservation des emplois du secteur et la régularité de la production de farine subventionnée» comme retombées directes du dispositif. L’ensemble converge vers un objectif central qui est «le renforcement de la sécurité alimentaire nationale».

Au croisement des logiques bancaire, institutionnelle et professionnelle, l’initiative illustre «une coopération exemplaire entre le secteur bancaire, les pouvoirs publics et les organisations professionnelles», posant les bases d’un cadre coordonné au service du développement économique et social.

Par La Rédaction
Le 23/04/2026 à 10h21