Neuf nouvelles gares routières devraient voir le jour au Maroc à l’horizon 2030. Le projet de loi de finances (PLF) 2027 prévoit en parallèle la réhabilitation de six infrastructures existantes, dans le cadre du programme de modernisation engagé par le gouvernement.
Au total, 15 gares sont ainsi concernées par ces nouveaux projets. Les futures constructions sont prévues à Inezgane, Meknès, Kénitra, Khénifra, Berkane, El Hajeb, Khouribga, Azrou et Fkih Ben Salah. Leur réalisation nécessitera un investissement de 567 millions de dirhams, dont 154,72 millions apportés par l’État.
En plus de ces neuf constructions, six gares routières existantes feront l’objet de travaux de réhabilitation, à Casablanca, Ksar El Kébir, Dakhla, Safi, Tétouan et Jerada. Le coût de ces interventions est estimé à 211 millions de dirhams, dont 67 millions seront financés par l’État. Elles devront respecter des normes techniques et architecturales communes à l’ensemble du territoire.
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Ces projets viennent s’ajouter à une première opération lancée en 2026, qui concerne onze gares routières situées à Rabat, Marrakech, Taza, Ouezzane, Larache, Tanger, Tiznit, Errachidia, Nador, M’diq-Fnideq et El Jadida. Doté d’une enveloppe de 79,38 millions de dirhams, ce programme prévoit des travaux d’aménagement, l’acquisition de nouveaux équipements ainsi que la mise en place d’outils numériques pour améliorer le fonctionnement et la gestion de ces infrastructures.
Concrètement, une enveloppe de 26,8 millions de dirhams a été consacrée à l’acquisition d’équipements, tandis que 18,1 millions ont servi à financer des aménagements complémentaires. Un système informatique centralisé, financé à hauteur de 9,83 millions de dirhams, doit en outre relier les différentes gares entre elles.
À El Jadida, le programme a également permis de mobiliser 23 millions de dirhams pour que la commune rachète les parts détenues par les transporteurs dans la société gestionnaire de l’ancienne gare routière. Une application mobile destinée aux transporteurs ainsi qu’une plateforme de réservation électronique de billets figurent également parmi les projets prévus.
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Au-delà des travaux de construction et de réhabilitation, le gouvernement souhaite revoir le fonctionnement même des gares routières. Pour 2027, il prévoit d’instaurer une gestion plus professionnelle, adaptée aux spécificités et aux besoins de chaque infrastructure.
Cette évolution devra s’accompagner d’une actualisation du cadre juridique et réglementaire, ainsi que de mesures destinées à garantir la pérennité des équipements publics locaux. L’objectif est de faire évoluer à la fois les infrastructures et leur gestion, afin d’inscrire leur modernisation dans la durée.


